LE CHANCELIER MARTIN GOUGE
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Le connétable de Ricbemont, Dunois, les Chabannes, La Hire. Xaintrailles, Jean et Gaspard Bureau et quelques autres, tels que Pierre de Brézé, dont la faveur fut grande auprès de Charles VU, à partir de 4440, et le maréchal de France, Gilbert de La Fayette, gentilhomme d'Auvergne, qui avait blanchi sur les champs de bataille, représentaient principalement l'esprit militaire. Or, il y avait aussi, dans les conseils du jeune roi, des hommes spécialement chargés de l'administration civile du royaume et dont les services, pour avoir eu moins d'éclat, ne furent pas moins honorables ui moins utiles. Le plus ancien d'entre eux était Martin Gouge de Gharpaigne, d'abord évêque de Chartres, puis de Clermont, ensuite chancelier de Berry et d'Auvergne. On l'accusait bien , « d'avoir « moult profité durant le brouillis, à l'époque où il avoit « le gouvernement des finances du duc Jean de Berry J. » On avait même fait signer à Charles VI une ordonnance portant confiscation des biens de Martin Gouge, comme partial des Armagnacs. Mais cette dernière accusation explique les autres. En 4421, Charles VII le nomma chancelier de France, reconnaissant par « expérience, « disaient les lettres patentes, les très-grands sens, pru- « deuce, loyauté, et suffisauee, ensemble la boune con- « duite, diligence et autres commendables vertus et mérites u estant en la personne dudit seigneur de Clermont. » Martin Gouge fut remplacé en i 428, comme chancelier de France, par Regnauld de Chartres, cardinal et archevêque de Reims.
Celui-ci jouissait, conjointement avec Georges de la Tré-
Ft be^oipnoient ouvriers &&u& do&c A «steoir l'artillerie.
1 Godcfroy, Vie de Charles VI, édition du Lourre, p. 3*5.