‹ Jacques Cœur et Charles VII; l'administration, les finances, l'industrie, le commerce, les lettres et les arts au XVe siècle; étude historique précédée d'une notice sur la valeur des anciennes monnaies françaisesChapitre 88 sur 327 · LA TAILLE · texte numérisé non relu

LA TAILLE

ordonnance du mois de juin 1445 porte que « tous les sub- « jets, tant marchans, mécaniques, laboureurs, procu- « reurs, praticiens, officiers, tabellions, notaires, comme a autres de quelque estât qu'ils fussent, estoient tenus d'y « contribuer. » Les nobles, les officiers de la couronne, les maîtres des monnaies, la plupart de ceux qui remplissaient des charges publiques, les écoliers de l'université n'étaient pas soumis à cette contribution dont le poids retombait en grande partie sur le commerce et les petits propriétaires. La même ordonnance défendait aux conservateurs des études, royaux ou ecclésiastiques, d'évoquer les réclamations auxquelles donnait lieu l'assiette de la taille, ces affaires étant expressément réservées à la juridiction spéciale des élus en premier ressort, et des gênérauxx% en cas d'appel. Ces dispositions expliquent la vivacité de la lutte qui exista, notamment pendant la dernière période du moyen âge, entre les deux juridictions. L'ordonnance de 4445 constate en outre que les officiers, fermiers, collecteurs et receveurs, avaient été frappés d'excommunication ou d'autres censures ecclésiastiques qu'elle déclarait abusives et mettait à néant.

D'autres ordonnances concernant la comptabilité, le maniement et la rentrée des deniers publics, parurent de 1443 à 1445. La première signalait de grandes diminutions dans les revenus du domaine, objet constant des convoitises de

faire un registre du tout. Si les contribuables se refusaient de payer la somme à laquelle ils avoientété taxés, les commis étoient autorisés À mettre chez ceux d'entre eux qui étoient riches et solvables un ou plusieurs sergents. (Moreau de Beaumont, Mémoires concernant le* impositions et droits, t. 111, p. 297.)

1 La cour des Généraux-Conseillers sur le fait de la justice des aides était composée de neuf membres (trois du clergé, trois de la noblesse et trois du tiers), et siégeait à Paris.

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