SOLLICITUDE DES ROIS POUR LE PEUPLE
« reurs, ne boire ne mangier. » En même temps, il leur était ordonne d'être au palais à six heures un quart du matin, au plus tard, sous peine de privation du salaire pour le jour où ils y auraient manqué. Enfin, comme corollaire de l'injonction faite aux notaires par l'ordonnance de 1425, de s'abstenir des écritures superflues et des multiplications de synonymes, celle de 1-446 prescrivit, à l'égard de certains avocats, des mesures analogues. L'article 25 qui les mentionne mérite d'être rapporté. « Pour ce que les advocats « de nostredicte court, en plaidant leurs causes souventes « fois sont trop longs et prolixes en préfaces, réitérations « de langages, accumulations de faits et de raisons sans « cause, et aussi en répliquant et dupliquant, voulons et «ordonnons par nostredicte court leur estre enjoint, sur o leur serment, que doresnavant, ils soient briefs le plus « que faire se pourra, et s'ils y font faulte, amende arbi- « traire. »
Ainsi, dans sa sollicitude pour le peuple, ce pouvoir royal que des détracteurs passionnés nous représentent encore comme indifférent à toute amélioration, à tout progrès, s'efforçait, il y a déjà plus de quatre siècles, de détruire des abus que les générations contemporaines n'ont pas encore vus disparaître entièrement.