‹ Jacques de TourreilChapitre 14 sur 153 · Ihid.y p. xii · texte numérisé non relu

Ihid.y p. xii

3. Lantoiiic. Histoire de l enseirjnemenl secondaire en France aux XVII' et XVIII' siècles Einesl ïlioriii, Paris, 1874;. .\ppeiidice, p. 279.

(( mêlent, ditMassieu, leur ramage au bruit des fontaines, et sont si contents de leur prison, qu'ils ne voudraient pas l'échang^er contre la liberté ^ ». Qu'on se figure Nicolas Poussin prenant les pinceaux d'Apelle pour mettre sur la toile les jardins de Saint-Gloud ou de Versailles. On reconnaîtra cependant que le jeune poète ne manquait ni de souplesse ni d'ingéniosité : par exemple, que renferme l'Arsenal ? des magasins à poudre :

Ardua nitrate consurgit pulvere dives Arx, opibus metuenda suis ;

et que la guerre éclate, il lancera sur l'étranger une pluie de balles :

Glandiferosque inibres hosti pluitura minatur.

Si nos latinistes de quinze ans ne savent pas encore ce qu'est un jet d'eau, du moins ils ne le savent pas en latin, en voici une description poétique que Massieu ne juge pas indigne des Géorgiques :

F'usa per occullos deducilur unda meatus ; Ignotum sibi quaerit iter, mox laeta reperto Proruit, et tumidos dispergit in aéra fluctus.

Le poète savait encore user des plus heureuses périphrases pour ne dire après tout '< que la chose du monde la plus simple, savoir que dans la bibliothèque de M. de Fieubet se trouvaient des écrivains de toute espèce, des orateurs, des sermonnaires, des jurisconsultes, des philosophes, des historiens, des poètes - » :

Qui cœlus undante fore Iraxere sequaces ; Qui sacra victrici compleruut pulpita voce;

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