‹ Jacques de TourreilChapitre 144 sur 153 · LES EDITIONS DE TOURREIL · texte numérisé non relu

LES EDITIONS DE TOURREIL

1° Première édition de Tourreil [1691) : un volume in-8'' sous ce titre : Harangues de Démosthène avec des Remarques. A Paris, chez Antoine Dezallier, rue Saint-Jacques, à la Couronne d'Or. M.DG.XCI. Avec privilège du Roy.

La première page ne porte pas le nom de l'auteur, mais r « Epître au Roy » est signée : de Tourreu,. L'Epître est suivie d'une préface. Ce volume contient : la première Philippique, les trois Olynthiennes, et la harangue de la Paix : chaque discours est précédé d'un sommaire et immédiatement accompagné de Remarques.

Cette édition se trouve "à la Bibliothèque Sainte-Geneviève à Paris ^ .

2° Deuxième édition de Tourreil [1701) : un volume in-4" sous ce titre : Philippiques de Démosthène avec des Remarques. A Paris, chez la Veuve de Claude Barbin, au Palais, sur le second perron de la Sainte-Chapelle. M.DCC.I. Avec privilège du Roy.

Le nom de l'auteur ne figure qu'après F « l'ipître au Roy ».

Ce volume contient : 1" une préface historique ; 2° la première Philippique, les trois Olynthiennes, la harangue sur la Paix, la deuxième Philippique, la harangue sur la Chersonèse, la troisième Philippique, la quatrième Philippique, la lettre de Philippe aux Athéniens, la harangue sur la lettre de Philippe ; 3° les Remarques ; 4° une table des principales matières, sorte de dictionnaire historique qui renvoie aux passages où il est question des personnes, des faits ou des institutions mentionnés alphabétiquement dans cette table.

1 . Un heureii.v hasard nous a fait trouver un exemplaire do cette édition chez un libraire de Paris.

G. DuHAiN. — Jac(fiies Je Tourreil. 17*

Cette seconde édition se trouve à la Bibliothèque de la ville de Lyon.

La Biographie universelle de Michaud signale une réimpression de cette seconde édition faite en 1706 à Amsterdam : 1 vol. in-12.

En 1707, l'édition de 1701 fut reproduite à nouveau en un volume in-12 et sous ce titre : Philippiques de Démosthène avec des Remarques. Imprimé à Paris, et se vend à Anvers, chez la ^'euve de Barthélémy Foppens, au Marché aux œufs aux Trois .Moines M.DCG.VIL Avec privilège du Roy. M. Léonce Lex, archiviste du département de Saône-et-Loire, possède cette édition et nous devons à sa très aimable obligeance d'avoir pu vérifier qu'elle est mol pour mot la reproduction de l'édition de

3° Troisième édition de Tourreil (i 7 2 1): l'abbé Massieu, exécuteur testamentaire de Tourreil, donna en deux volumes in-4° et en quatre volumes in-12 une édition des œuvres complètes de cet écrivain.

Nous devons encore à ^L L. Lex, auquel nous présentons ici tous nos remerciements, d'avoir retrouvé dans un catalogue de la librairie Saffroy au Pré Saint-Gervais (mars 1909j, une reproduction de cette édition in-12 ; elle porte ce litre : Œuvres de M. de Tourreil, de l'Académie Royale des Inscriptions et Belles-lettres, et l'un des quarante de l'Académie française. Paris, Nyon, 1745, 4 vol. in-12.

Les deux volumes in-4° se trouvent à Paris à la Bibliothèque nationale '.

L'édition in-4° est assez belle. Le frontispice du premier tome est une magnifique gravure sur cuivre représentant le buste de l'auteur dans le cadre d'un médaillon qui repose sur une pièce en saillie formant support avec une base et une corniche, entre lesquelles se lit cette légende : « Jacques de Tourreil, de l'Académie royale des Inscriptions et Belles-Lettres, et de l'Académie Française ». Sur cette pièce en saillie est posé un écusson aux armes de Tourreil, qui est appliqué sur le cadre du médaillon et empiète légèrement sur le portrait. Sur la corniche du support

1. Sur une précieuse indication de notre ami M. L. Lex, nous avons trouvé dans un catalogue de la maison Lemercier de Paris cette édition en 2 volumes in-i", dont nous avons été heureux de nous faire l'acquéreur.

sont gravés les noms du peintre et du graveur, à gauche « Benois pinx. n et à droite « X. Edelinck, sculp. ». Ce Benois ne peut être qu'Antoine Benoisl, dit Du Cercle, peintre de portraits et sculpteur en cire (1632-1717), reçu académicien le 29 novembre 1681 [Dictionnaire (/énéral des Artistes de l'Ecole française, par Emile Bellier de la Ghavignerie, continué par Louis Auvray) ; il est probable que son nom est ici mal orthographié par suite d'une erreur qui aura fait prendre le t final pour un parafe. Le graveur Nicolas Edelinck est le fils de Gérard Edelinck, l'illustre graveur, dont plusieurs estampes, d'après Raphaël, Lebrun, Léonard de Vinci, Mignard, sont regardées comme des chefs-d'œu\ re. Ce portrait de Tourreil n'est assurément pas sans valeur. Faisant face à ce portrait, est le titre tiré en rouge et noir : OEuvres de M. de Tourreil, de l'Académie royale des Inscriptions et Belles-Lettres, et l'un des Quarante de l'Académie française, tome I"''. Sous ce titre est une vignette du graveur Nicolas Edelinck d'après Antoine Goypel, lils du grand peintre Noël Goypel, le secrétaire perpétuel de l'Académie de peinture. On lit enfin au bas de la page : A Paris, chez Brunet, grand' salle du Palais, au Mercure Galant. ALDGC. XXL Avec privilège du Roy.

Le premier tome contient : 1° une préface de Tabbé Massieu ; 2" « Extrait du Discours prononcé par M. Charpentier dans l'Académie Française, le jour que M. de Toui'reil y fut reçu », « Extrait de l'Histoire des Ouvrages des Sçavans, mois d'avril 1701 par M. Basnage », « Extrait des Nouvelles de la République des Lettres, mois d'octobre 1701, par M. Bernard », « Extrait d'une lettre de M. Fléchier, évêque de Nismes, à M. de Tourreil », « Extrait d'une autre lettre de ^L Fléchier à M. de Tourreil », <( Extrait de l'Ode de M. de la Motte à Messieurs de l'Académie Française », « Extrait de l'Ode du mesme auteur intitulée : Pindare aux Enfers », u Extrait du Discours prononcé par M. l'abbé Massieu dans l'Académie Française, le jour de sa réception », « Extrait du Discours prononcé par AL Malet dans l'Académie Française, le jour de sa récejUion », « Extrait du Discours prononcé par M. l'abbé Fleury dans l'Académie française, le jour que M. l'abbé Massieu et M. Malet y furent reçus », <( Eloge de M. de Tourreil, prononcé par AL de Boze, dans l'Assemblée publique de l'Académie des Liscriptions et Belles-Lettres, le 30 d'avril 1715 » ; 3" Pièces diverses, compre-

nant : les deux discours qui remportèrent le prix d'éloquence décerné par TAcadémie en 1681 et 1683, « le Discours prononcé par M. de Tourreil, le jour qu'il fut reçu à l'Académie Française », le " Discours prononcé par M. de Tourreil dans l'Académie française, le jour que Messieurs les Députez de l'Académie de Nismes y eurent audience », le « Discours prononcé par M. de Tourreil dans l'Académie Française, à la réception de M. T'abbé Boileau », le « Discours prononcé par M. de Tourreil dans l'Académie PVançaise, à la réception de M. l'Évêque de Strasbourg, cardinal de Rohan » ; un <( Projet d'Epîlre dédicatoire au lîoy, pour le premier Dictionnaire de l'Académie Française » ; un « Compliment que M. de Tourreil fit au Roy, en lui présentant le premier Dictionnaire de l'Académie Française » ; une « Inscription latine, gravée sur un des cotez du piédestal de la statue qui est dans la place de Vendôme » ; un poème latin « sur la belle maison de M. de Fieubet, située près de l'Arsenal » ; 4" les Essais de Jurisprudence, précédés d'une préface et dune table des vingt-quatre questions traitées dans ces Essais ; 5" les Philippiques : elles sont précédées dune Epître dédicatoire au Roy, d'une carte géographique de l'ancienne Grèce et d'une longue Préface historique ; les discours sont présentés dans le même ordre que dans l'édition de 1701 : à la tête de chacun d'eux est un sommaire ; enfin à la suite des trois Olynthiennes se trouvent des apostilles destinées à en marquer le succès et les suites ; 6" une table des matières énurnérant les noms d'hommes et de lieux ainsi que les noms communs qui répondent à des idées importantes ou à des usages anciens, et renvoyant à tous les passages où ces noms figurent dans le volume. Le second tome commence avec une table des pièces qu'il contient. Nous trouvons dans ce volume: 1" une préface; 2" les deux harangues sur la Couronne, avec un sommaire mis en têtede chacune d'elles ; elles sont suivies d'un chapitre sur le « Succès des deux harangues » ; 3" les Remarques ; 4'^ une table des matières, semblable à celle du premier tome, et suivie d'un Errata ; 5" une table des mots grecs et des phrases 'grecques dont on trouve l'explication dans les Remarques.

4° Nous rappellerons pour mémoire les autres publications de Jacques de Tourreil : en 1692, le Discours de réception de Tourreil (Éloge de M. Le Clerc), à Paris, broché in-4° ; une

autre brochure in-4° contenant à la fois le discours de réception du cardinal de Rohan, alors coadjuteur de Strasbourg [Eloge de Gh. Perrault), et la réponse de M. de Tourreil, à Paris, 1704; en 1694, les fi'sscifs de Jurisprudence, à Paris, 1 vol. in-lS. Les deux discours qui valurent à l'auteur le prix d'éloquence décerné par l'Académie Française avaient été imprimés dans le Recueil de V Académie Française des années 1681 et 1683. Nous avons parlé déjà d'un écrit intitulé : Réflexions sur les cultes et les superstitions chinoises, précédé dune préface et imprimé en Hollande ( 17"2'2?). Enfin Larousse dit que cet ouvrage, attribué à Tourreil, aurait paru à Amsterdam en un vol. in-12 en 1770. Des trente-deux compliments que Tourreil prononça en présentant au Roy, aux Princes et aux Ministres la première édition du Dictionnaire de l'Académie Française, un seul nous est resté, celui qu'il fit au roi. « Après la mort de M. de Tourreil, dit Massieu dans sa Préface, ils se trouvèrent dans son portefeuille ; mais une main infidelle les détourna, sans qu'il ait été possible de les recouvrer, quelques perquisitions que l'on ait faites, et quelques soins que l'on ait pris pour en venir à bout'. » Plusieurs fois Massieu cite en marge, dans sa Préface, les Mémoires de M. de Tourreil : ces Mémoires, qu'il n'a pas jugé à propos de publier, sont perdus.

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