Chapelain, Lettre à Balzac, 1"' mars
lité de Directeur de l'Académie Française, l'un, le 30 octobre 1692, à l'adresse de l'abbé Bégault qui avait été député par Messieurs de l'Académie de Nîmes pour remercier Messieurs de l'Académie Française de l'association qu'ils leur avaient accordée, et l'autre, le 19 août 1694, en réponse à l'abbé Boileau, le jour de son entrée à l'Académie ; de même aloi encore les E pitres au roi mises à la tète de ses ouvrages.
Mais dans sa vie d'académicien, Tourreil rencontra deux occasions éclatantes d'attirer sur lui l'attention et l'admiration universelle. Ce fut d'abord en 1694, quand il fallut présenter au Roi la première édition du Dictionnaire, de l Académie. Gomme Directeur de la Compagnie^ il dut complimenter le Roi, toute la famille royale, tous les Princes, tous les Ministres: il fit trente-deux compliments, disent l'abbé Fleury ', de Boze ', Massieu '^ et Tyrtée-Tastet ^, vingt-huit selon Moreri et la Biographie Universelle. Comme ces compliments ne furent point imprimés et qu'ils disparurent même du portefeuille de Tourreil — c'est Massieu qui nous l'apprend '■' — , nous accepterons le chiffre de trente-deux reconnu par ses trois contemporains. Ils furent prononcés à Fontainebleau, comme le prouve une lettre de Racine à Boileau du 28 septembre 1694 '\ Massieu dira plus tard: « Ils parurent autant de chefs-d'œuvre ; Versailles retentit encore des applaudissements qu'ils lui attirèrent » '. 11 devait dire : Fontainebleau. Tous les biographes sont unanimes à vanter le succès