‹ Jacques de TourreilChapitre 4 sur 153 · Histoire du Languedoc {éd. Privât, Toulouse), tome XIII · texte numérisé non relu

Histoire du Languedoc {éd. Privât, Toulouse), tome XIII

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mourut en 1599 '. Un de ses fils, Guillaume deFieubet, d'abord avocat général au Parlement de Toulouse, fut ensuite président à mortier à la même cour, et fut nommé en dernier lieu premier président du Parlement de Provence. 11 laissa plusieurs enfants, dont Marguerite de Fieubet, mère de Jacques de Tourreil. L'aîné des fils, Gaspard, fut président des requêtes au Parlement de Toulouse, et à trente et un ans obtint la charge de premier président : il l'exerça trente ans et mourut au château de Caumont en 1686. Louis XIV disait que c'était un des plus grands juges de son royaume, un des plus attachés à son service, et qu'il aurait beaucoup de peine à trouver un sujet de ce mérite pour remplir la place qu'il avait tenue '^. D'Aldéguier dit qu'on a fait l'honneur à sa mémoire de le compter au nombre des grands magistrats 3. Ce Fieubet est celui qui, appréciant le mérite de Jean Maury, ecclésiastique né à Toulouse, auteur de nombreux poèmes latins, « lui fît donner par les Capitouls, vers l'an 1680, un appartement commode dans l'une des maisons de la ville, à l'entrée du Pont-Neuf, pour y tenir des conférences académiques^^ ». C'est là que se réunit pendant longtemps l'Académie des Lanternistes, et cette Société fut transformée en 1730 en Académie royale des sciences, inscriptions et belles-lettres. Il est intéressant de noter que ce Gaspard de Fieubet avait été élevé, ainsi que son frère Bernard, par le célèbre avocat Parisot •'^, celui-là même qui, au rapport de de Boze s, présida plus tard des assemblées de jeunes gens, où ceux-ci, et parmi les plus ardents figurait Jacques de Tourreil, se livraient des combats d'éloquence.

1. DuMège, Histoire des Institutions de la Ville de Toulouse (chez Laurent Chapelle, à Toulouse, 1846), tome IV, p. 34.

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