SCÈNE TROIS
LOUIS, toujours très calme.
En sortant de Mazas, naturellement la misère en plein. Plus de travail. Les patrons n'ont pas trop d'ouvrage pour les honnêtes gens, c'est pas pour en donner aux... aux autres. Ah ! c'est pas tout rose l'avenir, pour toi, ma petite, je te plains. Allons!
bonsoir, (Revenant vers elle et très insinuant.) SI t'avais VOUlll pourtant. (Marthe passe à gauche avec un geste de dégoût, Louis est arrivé près de la porte. Il se retourne les deux billets toujours dans
ses doigts.) Une dernière fois, veux-tu ou veux-tu pas?
MARTHE, après un grand temps.
Donne!
LOUIS, descendant vers elle et lui donnant les billets.
A la bonne heure, donc.
11 va fermer la porto à clef.
MARTHE
C'est du propre ! Enfin !...
LOUIS, il jette son chapeau sur la chaise qui est à gauche de la porta du fond et descendant il prend Marthe par la taille et l'embrasse.
Je savais bien que t'étais une femme raisonnable au fond.
MARTHE, passant à droite.
Ah !... laisse-moi.
LOUIS, la poursuivant-
Qu'est-ce que t'as.
MARTHE
Laisse-moi donc un peu, jeté dis. (On frappe à la porte,
elle se précipite au fond, met la main sur la serrure et à mi-voix).. I
Jacques ! c'est Jacques!
LOUIS, reculante gauche, avant-scène.
Fichtre !
Î2 JACQUES FAYAN
MARTHE, indiquant la porte du cabinet à droite.
Entre-là.
LOUIS, passan t à droite.
Fais-le filer ; et vite, hein ?
Marthe, sans répondre, lui fait signe de se dépêcher de se cacher et ouvre la porte d'entrée.