SCÈNE l'KKMIKKK
JACQUES
Oh! bien !des affaires, <\>ml on n'aime pas à se souvenir. W via! Ah ! tonnerre! o'esl bougremenj uae belle chose, va! Si nous n'avious pas <;a, nous autres, je ne sais pas trop ce que nous deviendrions.
MARTHE, jetant un coup d'œil autour de la chambre.
Oui, mais avec ça, je sais ce que nous devenons moi.
JACQUES
Ah ! Et qu'est-ce que nous devenons?
MARTHE
Y a pas besoin de regarder longtemps ici pour le voir.
JACQUES
Quoi !
Il n'y a plus qu'un matelas à ootre lit ; et, en fait de robes j'ai ce que j'ai sur le dos.
JACQUES, abattu.
C'est vrai : que nous en sommes-là !
MARTHE
Oh! plus loin même. La concierge est mont.'-,\ ce matin me rêelamer le terme. Je n'ose plus ser devant le boulanger. Comment anus vivrons demain, j'en sais rien. Toi, tout t'est bien égal ; tu sais... tu sais le moyen d'oublier.
JACQ UES, se passant la main sur ie front, et tombont sur la chaisa à droite.
Sacré nom de nom !
MARTHE
La misère ! Ah ! oui, Jacques, nous y sommes, et en plein, et c'est pas gai, vois-tu. Toi, homme, tu ne sais pas, tu vas, tu sors, tu rentres ; on ne te dit rien, mais tous les ennuis, tous les affronts, c'est
moi qui les endure; et... (Jacques se retourne vers elle.) Oh 1
c'est pas pour te faire des reproches, mon Jacques- Mais va, je te jure que je commence à être lasse.
JACQUES, sombre.
Tiens ! t'as raison, je suis un faignant, un lâche,, une brute !
MARTHE, vivement à lui.
Oh ! je ne te dis pas ça, et si tu voulais...
JACQUES, se levant.
Si je voulais ! (Passant.) Oui, mais j'ai pas la force de vouloir! Tiens ! le malheur c'est que nous n'ayons pas un enfant. Je sens que ça m'aurait sauvé.
MARTHE
Un malheureux de plus ! c'était pas la peine.
JACQUES
Oh ! que si ! C'était la peine. T'as beau hocher la tête- Je te dis que ça m'aurait fait du bien, et que, s'il était venu, notre petit, nous n'en serions pas... où nous en sommes, après un an de mariage.
MARTHE
Est-ce que c'est ma faute, dis, Jacques.
JACQUES
J'étais si content, moi, de te voir mère. Depuis