JoDELLE, éd. M.-L., Il, ill
4. (La Vallière), Bibliothèque du Théâtre français,,., t. I. p. 156.
5. Chant Pastoral sur les nopces de.., Philippe d^ Autriche, roi des Espagnes, et ma Dame Elizabeth... et de Monseigneur Philibert Emanuel, duc de Savoy e et Prince de Piémont, avec ma Dame Marguerite,.., par François de Belleforest Comingeois, Paris, 1559.
6* Le premier livre des vers de Marc Claude de Buttet Savoisien, Paris, 1561, fol. 5 ¥* sqq*
posé d'avance un chant nuptial de longue étendue, consistant en une description fort détaillée du cortège (avec énumération de tous les personnages, en tête desquels marchait Henri II), un tableau animé des transports de la foule et une peinture fastueuse des réjouissances de la soirée. On sait comment l'accident du tournoi rendit impossibles ces réjouissances. Les noces princières furent expédiées hâtivement, sans pompe, pendant la nuit, et ressemblèrent plutôt, remarque un chroniqueur du temps, à des funérailles qu'à un mariage*. Butlet ne voulut pas perdre son poème. Il l'imprima à la fin de ses œuvres, sous ce titre dépité : Epithalame aux nosses de... Em. Philibert^duc de Savoie et de... Marguerite de France... sur les triumphes qui étaient prêts à faire^ sans la mort du Roi survenue*.
Dans cette sorte de concours poétique, la palme revient certainement à Grévin pour sa Pastorale^.
« En ceste Pastorale, dit l'argument, ••. sont introduicts trois Pasteurs. Par Jaquet est entendu l'Autheur. Et par Collin, Nicolas Denisot conte d'Alsinois.... Et par Tenot est entendu Estienne Jodelle.... » Pour les deux premiers, des indications assez claires auraient empêché qu'on ne s'y trompât : allusions aux talents de Denisot comme dessinateur*, au rôle qu'il joua ou crut jouer pendant le siège de Calais'; allusion aux premiers poèmes de Grévin* et mention d'Olympe'. D'autres noms de convention sont employés. On reconnaît Phlippot, berger espagnol, etPhilbert, berger savoisien. Chariot désigne le duc d'Orléans (plus tard Charles IX), et Ysabeau Elisabeth. Quanta Margot ou Marguerite, Grévin, qui lui dédie le poème, l'appelle naturellement
d. ViEiLLEviLLE, Mt^moires, VU, 28.