li, 211, V. 18-26; 212, v
dans une églogiie intitulée : Monologue ou Chantpoâlûral àtrhiUmtre et verltwuse princeae Madame Merguerile de France^ duchesse de Savoye^j nous représente la princesse sous les traits d'une nymphe, ravie par un amoureux berger : allégorie qui dut flatter cette fiancée de quarante-cinq ans. Du Bellay met en scène Camille, Lucrèce et Diane, les savantes filles de son ami Morel d'Embrun, et leur fait chanter un épithalame*, ou plutôt trois épithalames en petits vers réellement insignifiants. Nous n'avons qu'un fragment, très long du reste, de VÉpithalame de Madame Marguerite^ composé par Jodelle'*, sorte d epître prolixe, diffuse et obscure, dans laquelle il parle beaucoup de lui et paraît avoir oublié complètement l'éloge de la princesse. Un certain Jacques Dubois (peut-être le même que le médecin-poète appelé Sylvius) fit jouer une Comédie et réjouissance de Paris sur les mariages du roi d'Espagne et du prince de Piedmord.... Paris conduit ses trois filles, la Cité, la Ville et l'Université, devant les nouveaux époux, dont elles célèbrent successivement les mérites*. François de Belleforest nous transporte « au pied beau et herbu des hautz monts Pyrénées », où il confie à « deux gentilz pastoureaux » le soin de chanter le bonheur et les vertus de la sœur du roi*. Enfin Claude de Buttet, le poète savoisien, imagine, dans une ode écrite en strophes légères, qu'il a consulté en rêve la Sybille, et que celle-ci lui a prédit le mariage de Marguerite et les heureuses destinées de sa descendance*. Buttet ne s'en était pas tenu h cette pièce. L'infortuné poète avait com-