‹ Jacques Grévin, 1538-1570: 1538-1570Chapitre 116 sur 254 · Descript,, y · texte numérisé non relu

Descript,, y

4. Voir Annuaire,,, du département de VOise- Beauvais, 1858, p. 107.

5. J. Gaxbrt, Description du département de VOise, Paris, 1803, t. I, p. 306.

type de ce pays de France « que tant de verdure colore, que tant de moissons enrichissent, et qu'enveloppe un ciel si doux* ». La description de Grévin reste toujours exacte. Ici et là, une plaine fertile et « Gérés undoiante » alternent avec des prés ce en mille couleurs », où la fleur des champs forme un brillant tapis. Si Grévin ne se soucie pas de noter, comme LoiseP, le caractère des habitants, il anime le paysage en le peuplant de divinités païennes :

Dedans ces prez, en simples vertugades,

Au doux printemps vous verriez les Dryades'....

et ces vertugades mêmes ne déplaisent pas : elles rappellent les tableaux du temps, qui nous montrent les personnages de TÉcriture ou de l'histoire avec le pourpoint tailladé et la fraise à l'espagnole. C'est d'ailleurs un trait que Grévin, encore dans la période de l'imitation, emprunte à Ronsard* : de si jolies choses peuvent servir deux fois. La région offre aussi d'autres avantages que la fréquentation de ces êtres mythologiques, car

... En julet que la chaleur des cieux A faict jaunir tous ces prez tant heureux, Vient le faucheur qui tout Therbe moissonne, Puis le bourgeois qui pour l'argent la donne ^.

Des bois touffus et l'épaisse forêt de la Neuville, ou forêt de Hez, comme on l'appelle plus communément aujourd'hui, protègent le pays contre l'ardeur du soleil « lors que Phébus s'accompaigne du chien* », et surtout contre les vents du Nord,

Quant Aquilon, impétueux soufleur, Rase le champ et faict noircir sa fleur''.

1. Augustin Thierry, Dix ans d'études historiques; Histoire de Jacques Bonhomme.

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