Ihid., V
Deux rivières, le Thérain et la Bresche, traversent la contrée et « s'esgayent sur la plaine ». Grévin décrit leurs cours capricieux. Ailleurs, il conjure les Muses de venir s ébattre sur leurs rives*; plus tard, il leur adressera un sonnet'. Il aime surtout la Bresche,
De saillies vertz ayant fidclle escorte^,
qui coule auprès de la maison paternelle et fut témoin de ses premières années*. Près de Creil, elle se jette dans l'Oise, qui reçoit ensuite le Thérain. Ici, Grévin devient idyllique; sa rivière
Faict avec Oize un accord plus qu*heureui.
Pour aller veoir Terain son amoureux.
Qui dans les prez un peu plus bas Tattent, Pour la baisant rendre son cœur content*^.
Cultures généreuses, coteaux ombreux, fraîches vallées, forêts aux dômes opulents, rivières au cours à la fois nonchalant et laborieux, ce ne sont pas encore tous les agréments du Beauvaisis : il en reste un que le « patrial amour » de Tauteur n'a garde d*omettre :
Es bois le cerf, es tailliz le gibier,
Es doulces eaux poisson snr le gravier*.
Sur ce dernier point, le témoignage des contemporains confirme celui de Grévin. Claude Binet a fait un poème, dédié à Bonsard, sur les truites du Thérain', et Papirc Masson écrit