‹ Jacques Grévin, 1538-1570: 1538-1570Chapitre 117 sur 254 · Ihid., V · texte numérisé non relu

Ihid., V

Deux rivières, le Thérain et la Bresche, traversent la contrée et « s'esgayent sur la plaine ». Grévin décrit leurs cours capricieux. Ailleurs, il conjure les Muses de venir s ébattre sur leurs rives*; plus tard, il leur adressera un sonnet'. Il aime surtout la Bresche,

De saillies vertz ayant fidclle escorte^,

qui coule auprès de la maison paternelle et fut témoin de ses premières années*. Près de Creil, elle se jette dans l'Oise, qui reçoit ensuite le Thérain. Ici, Grévin devient idyllique; sa rivière

Faict avec Oize un accord plus qu*heureui.

Pour aller veoir Terain son amoureux.

Qui dans les prez un peu plus bas Tattent, Pour la baisant rendre son cœur content*^.

Cultures généreuses, coteaux ombreux, fraîches vallées, forêts aux dômes opulents, rivières au cours à la fois nonchalant et laborieux, ce ne sont pas encore tous les agréments du Beauvaisis : il en reste un que le « patrial amour » de Tauteur n'a garde d*omettre :

Es bois le cerf, es tailliz le gibier,

Es doulces eaux poisson snr le gravier*.

Sur ce dernier point, le témoignage des contemporains confirme celui de Grévin. Claude Binet a fait un poème, dédié à Bonsard, sur les truites du Thérain', et Papirc Masson écrit

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