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A Philippes d'Warly^; — XI, Pour le tombeau de Joachim du Bellay j A Charles Utenhove, Gantois^ y trouvera mieux sa place au chapitre suivant. Parmi les Odes du second volume, j'ai déjà parlé de TOde A Robert Estienne^f et je parlerai au chapitre suivant de VÉpilhala'inede M. Jaques Charpentier^... Reste Onale>ment les Odes I, IV, VI, VII, VIII du premier volume, et quatre Odes dans le second. Je ne m'étendrai pas, du moins en ce qui concerne le style, sur cette poésie lyrique, la partie la plus faible assurément de l'œuvre de Grévin. Quiconque aura la curiosité de lire ces Odes refusera de s'associer à celte opinion de Colletet, qu' « il y en a de pindariques parmy plusieurs horatiennes »• Qu'on parle ainsi des œuvres de Ronsard, je le conçois, bien que Ronsard, effectivement nourri d'Horace, se croie surtout pindarique par une composition à dessein confuse, parfois jusqu'à risquer de tomber dans l'incohérence. Quant à Grévin, il imite tout au plus Ronsard, et encore, dans ses défauts, car, s'il le rappelle, c'est précisément par son obscurité voulue. Cependant, ses odes offrent de l'intérêt, non par la forme, en général indigente ou pénible, mais par les renseignements qu'elles fournissent, soit sur la vie de l'auteur ou sur ses relations, soit sur l'histoire littéraire du temps. J'indique successivement le sujet de chacune de celles dont j'ai à m'occuper à cette place.
Ode I. — A Hector de Lignivilley abbé de saimt Sauveur^ et grand Aumosnier de monsieur le Duc de Lorraine*. — Honneur aux Muses ; on leur devra non seulement la gloire, mais encore la sécurité de la France :
Car pendant qu'elles seront Hostcsses de nostre terre.
Jamais le malheur de guerre Ne s*entera sur le front