‹ Jacques Grévin, 1538-1570: 1538-1570Chapitre 170 sur 254 · II, 281, V. 22-28 ;; 282, V · texte numérisé non relu

II, 281, V. 22-28 ;; 282, V

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gcnif nouveau. Tandis que ses ilisliques ôlaîent traduits en diu^rses langues, quantité de poètes français composaient des iniMages destinés à leurdisputer ia faveur du public : Gilles Corro/i'l, La Perrière, Maurice Scève, Barthélémy Aneau, Claude Paradiii, d'autres encore. Une estampe rcprésentant quelque scène di- l;i vie courante ou quelque allégorie; au bas, une courte piî^e lie viMi exprimant la moralité do l'allégorie ou de la scène, voilà l'ii 'juoî eonsislent tous ces ouvrages de parcmiologie et de iitté- [■liiiKT sentencieuse, dont la vogue précédait et préparait celle des Q'iiilrahii de l'ibrac et de Piéride Mathieu. Â l'étranger, les priniJ|i.Mix émules d'AIciat dans la poésie gnomique s'appelèrent S;iriiliiicus et Adrien le Jeune. On peut y joindre, dans un genre 11!] |ieu différent, mais très voisin, ce curieux et limpide Corneille Kii I, ou Kilianus, encore inconnu en France, et qui, dans son |i,i\- même, n'a élé mis en lumière que depuis peu d'années'. Tnii- trois écrivirent en ialin. Pendant son séjour à Anvers, (ii('\in fit imprimer chez Plantin une traduction en vers lï':iiii;ais des Emblème» de Sambucus et de ceux d'Adrien le

.Irlllli'.

.Ii;ii] Sambuc, dit Sambucus (15ôi-1584), savant hongrois, lH--liiiien, philologue, antiquaire, numismate et médecin, voyagea |iiinlaiit plus de vingt ans pour recueillir des manuscrits, des iiii'i{:iilles et des documents archéologiques. Historiographe de la iruii-on de HabsbouPp' sous Maximilicn II et sous Rodolphe II, il lui l'ami de Lambin et de Turnèhe; il aida Piantin de ses iri;i!iu:^crits', et Henri Estienne de ses manuscrits et de sa bourse. I.r- />li)ges donnés à son érudition par Jusle-lJpse et De Thou ji;ili-M!nt auprès de l'article que lui a consacré l'historien honliinis IIorànyi\ Il écrivit de nombreux ouvrages. Ses Emblèmes,

I . Soir H.tx Rdo<e«, Kilianut lalijntche gediehlen intgegeren en met een Uventbelulii iiuiriien (Kilùinus, Portes lalines. prûcëdées d'une notice hioginjibiqui^], Anvers, IfMi. et. M»i RoofKS, Christapht Planlitt, imprimeur anvenou, p. 196.

■2. \]\t RnnsiEs, Clmilophe Plantin, imprimeur aiivertoit, p. 183.

'. ll-iiiiiïr, Memoria Hungaronim.... Vienne et Prosbnurg, 1775-1777, t. III, ,, t'";--2ll3.

édités par Plantin, parurent pour la première fois en 1564. En tête de chaque page, ou à peu près, se trouve une gravure sur bois avec encadrement. Sous chaque estampe (il y en a plus de 200), une pièce de vers latins, de nombre et de mètre variables, quelquefois avec une dédicace. La traduction de Grévin parut en 1567. Ni le musée Plantin à Anvers, ni la Bibliothèque nationale, ni aucune autre bibliothèque que je sache, ne possède cette traduction française. Outre que les ouvrages de cette nature étaient imprimés à petit nombre, on a signalé avec.justesse, comme une cause expliquant leur rareté et parfois leur disparition, la pratique des artisans de l'époque qui découpaient ces volumes d'Emblèmes pour se servir des gravures comme de modèles*. Du Verdier ne parle de Sambucus qu'à l'occasion de ses Emblèmes, et pour dire que Plantin en imprima en 1567 une traduction française, dont il rapporte deux extraits*. (Il n'ajoute pas que cette traduction a Grévin pour auteur, mais il ne peut naître aucun doute à cet égard.) Je recueille avec empressement ces deux fragments, comme étant tout ce qui a survécu peut-être du travail de Grévin. Rapprochés des apophtegmes de Sambucus, ils vont nous faire connaître la méthode de traduction de notre auteur.

Sambucus (sous le titre : ùiscors concordia) :

Quamvù sit rerum dispar nalura, minusque

Conveniantf subigit, jungit et arte modus.

Qiiœ mage diversa inter se virtute resistunl

Antidottis quant quse theriacalis hahetl Hœc tamen ars miscet, tandem et rediguntur in umimy

Vnius ut nomen post medicina gerat, Pesliferam illa arcet tabem, infectosque tuetur :

Excitât optato frigida membra tono

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