Du Vbroier, V" Adrian Le Jeune
Les Registres manuscrits de rimprimerie plantinienne* contiennent, au sujet de ces traductions deGrévin, les mentions suivantes : « Le 6 décembre 1564. Emblesmes de Sambucus traduicts en franc, débiteur par casse. J'ay faict payer à monsieur M. Jaques Grevin, docteur en Médecine à Paris, à diverses fois pour sa traduction en françois desd, emblesmes : 56 [Florins]* » — « 1565. Emblemata Sambuci en françois. Pour la traduction desd. Emblesmes à J. Grevin : 7 [Florins, qui font en Livœs de gros] 1 [sou] 5 [deniers]' ». — « Du dernier juin [1565] Emblemata Junii françois. Pour la traduction payé à M** Jaques Grevin par Pierre Porrel : L. 1,5 [c'est-è-dire : en Livres de gros de
6 florins,! sou, 5 deniei^]* » On voit combien les prix variaient : les Dialogues françoiSy dont on a parlé au premier chapitre, rapportent à Grevin 5 florins; les Emblèmes d'Adrien le Jeune,
7 florins et quelque chose ; ceux de Sambucus, 43 florins. Chacune de ces deux traductions fut tirée à 1000 exemplaires en 1567».
Vin. — Versification
D'une manière générale, la versification de Grevin est celle d'un bon élève de Ronsard. Je veux seulement présenter à son sujet quelques observations, relativement à l'emploi de la rime et à la rythmique.
1. Rime. — Lorsque Robert Estienne fit paraître, en 1560, VOlimpe de Jaques Grevin... ensemble les autres euvres Poétiques dudicl Auteur^ Grevin avait déjà donné au public les Regretz de Charles d'Auslriche et la Description du Beauroisis, VHymne au