‹ Jacques Grévin, 1538-1570: 1538-1570Chapitre 207 sur 254 · Ronsard, éd. P. Bl., VII · texte numérisé non relu

Ronsard, éd. P. Bl., VII

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Guymaray imprimée en 1564, il affirme très neilement qu'on ne saurait lui reprocher aucune attaque contre Ronsard :

Ne pense en escrivant me mettre en muUe grâce De ceux qui m'ont congneu une assez longue espace, Et qui n*ont jamais pris pour une vérité Ce qui leur fut de mo; faussement rapporté.

J*ay lousjours recogneu Ronsard pour bon poëte, Et pour honune de bien : la Prose qui fut faite, (Que Dieu m*en soit vengeur) si je suis approuvant....

Il s'agit de la Prose de TÉpiphanie ci-dessus mentionnée, œuvre dont il se peut que Grévin n'ait pas écrit un seul vers. Il ajoute :

i\y les Pasquils aussi que tu mets en avant, Tout cela ne fut onc forgé sur mon enclume, Ceux le tesmoigneront qui ont cogneu ma pluAic*.

Tout mauvais cas est niable : voilà la seule réflexion que nous inspire la dénégation de Grévin. Sa protestation d'innocence ne nous impose pas. Nous avons, pour établir sa culpabilité, le témoignage d'un homme qui devait trop savoir à quoi s'en tenir, le témoignage de Ronsard lui-même. On voit par une « Epistre au Lecteur », qui sert de préface au volume intitulé : Trois livres du recueil des nouvelles Poésies de P. de Ronsard (1564), que le grand poète avait reconnu parmi ses ennemis masqués Florent Chrestien, qu'il appelle « chrestien réformé », et un w jeune drogueur », expression par laquelle il désigne certainement Grévin*. Plus tard, il se montrera plus explicite et fera porter à Grévin le châtiment de sa trahison :

J'oste Grévin de mes escris, Pour ce qu'il fut si mal-appris,

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