Hymne an Dauphin, v. loO
n'a qu'un sens chronologique, Pasquier remarquant que Grévin était venu après les hommes de la Pléiade, Son appréciation prêterait à l'équivoque et à l'injustice, si l'on y voyait une idée de défaveur pour l'auteur de VOlimpe et de César. Emule de Jodelle par l'intelligence des nécessités d'un théâtre nouveau, supérieur à Jodelle par Thabileté de la mise en œuvre, j'ai soutenu que de lui datent et la tragédie et la comédie françaises, ces deux genres où notre esprit national devait trouver plus tard un si merveilleux épanouissement. Si l'on ne m'accorde pas qu'il ait été le premier, mettons qu'il reste le second. Je puis encore retourner le mot de Pasquier et appeler Grévin un éclaireur d'avant-garde.
En même temps, il appartient bien à son époque par la diversité de ses aptitudes, par cette curiosité studieuse et cette fougue intellectuelle qui sont la marque des esprits du xvi* siècle. Elle symbolise la Renaissance et sa soif de tout connaître, l'allégorie célèbre de la prophétesse Bacbuc', montrant à ses visiteurs la source du savoir universel, et leur disant : Buvez!