‹ Jacques Grévin, 1538-1570: 1538-1570Chapitre 226 sur 254 · Cf. Du Bellay, cd. M.-L., IL 2(55, v. I · texte numérisé non relu

Cf. Du Bellay, cd. M.-L., IL 2(55, v. I

Mais en fin je connus que c*estoit grand* folie : Car Romme est de long temps en Romme ensevelie, Et Homme n*est sinon un sépulcre apparent.

Qui va donc dedans Romme et cherche en ceste sorte, Ressemble au chevaucheur, qui tousjours va courant. Et cherche en tous endroits le cheval qui le porte.

Le ciel juste et puissant, le feu qui tout consomme, L*air qui entre par tout, Teau qui court de roideur, La terre qui met tout dedans sa profondeur, Sépulcre de cela qui procède de Thomme :

Ces cinq pleins de desdaing s*esmerveillerent comme Une ville esleve'e en sublime grandeur Faisoit craindre à chacun son sceptre commandeur. Et jurèrent en fin la ruine de Romme.

Le ciel la foudroia, le feu la consomma, L*air pcslilentieus souvent lenvenima.

Le Tibre desbordé la noia de son onde.

La terre peu à peu s'esleva tellement, Que pour mieux achever la vengence du monde Elle a mis toute Romme où fut son fondement.

palais enterrez dessous vos profondeurs S Tombeaus ensevelis en vostre propre cendre, Colomnes que le temps en poudre fait espandre, Théâtres affaissez sous vos propres hauteurs ;

Arcs vaincus et rompus, et vous temples menteurs. Colosses empoudrez comme pierre plus tendre, Thermes que peu à peu la vieillesse démembre, Portiques ruinez avecques vos auteurs,

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