‹ Jacques Grévin, 1538-1570: 1538-1570Chapitre 53 sur 254 · Â. DB MossET, La nuit de mai · texte numérisé non relu

Â. DB MossET, La nuit de mai

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Et toy, mon de Gorris, qui dans cette ecritnre As peu veoir des Serpens la diverse nature»

Et le moyen aussi que Dieu par sa bonté, Pour nous sauver de mort, nous y a présenté : Recoy en amitié, et aye souvenance De Grevin qui a pris en Glermont sa naissance ^

Je n'ai pas à présenter une analyse des Thériaques et des Alexis pharmaques de Nicandre. Conseils aux laboureurs pour leur apprendre à se préserver des atteintes des serpents, description des diverses espèces d'ophidiens venimeux, formule des topiques ou des électuaires qui peuvent en guérir les morsures, revue des difierenles sortes d'araignées et de scorpions, traitement des blessures extérieures, tous ces sujets dont se compose le premier ouvrage n'ont rien de bien poétique par eux-mêmes, et Ton conçoit que la traduction de Grévin* ne puisse que se ressentir de leur aridité. Elle révèle néanmoins une main experte, en même temps qu'on y retrouve la trace de l'influence ronsardienne. Je prends comme exemple ce passage de la description des serpents :

On en voit quelques uns par le corps se charger D'une coulleur semblable aux limaçons de terre. Dans une écaille verte un autre se renserre : Ainsi diversement riolant piolant Sa longue entortillure : un autre se mêlant Au milieu de Tarene et se vautrant au sable S'en va tout blanchissant la rondeur de son rable'.

i. Nicandre, p. 59, ▼, 17-22.

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