E. Faguet, op, cit., p
2. G.-A.-O. CoLLiscHOMNy Jacquet Grévin*8 Tragédie a Caesar », in ihrem VerhdUniss zu Muret, Voltaire und Shakespere (Le « César » de Jacques Gréfin dans ses aiialogies avec les tragédies de Muret, Voltaire et Shakespeare). Marbourg, 1886. — CVst une thèse de doctorat présentée à la Faculté de philosophie de Marbourg.
raison très intéressante, au moins en ce qui concerne Muret et Voltaire; les analogies qu'on peut relever en Ire Grévin el le poète anglais sont toutes fortuites : M. CoUischonn approfondit ce point avec un luxe de preuves bien inutile). L'auteur de ce travail a fait patiemment le relevé de tous les vers de Muret que Grévin s'est appropriés. lien trouve environ 200, en négligeant les chœurs, dans lesquels Grévin a introduit le plus de modiOcalions. Or, la pièce latine, si on en retranche les chœurs, ne contient que 353 vers. En faisant entrer les chœurs en ligne de compte, c'est environ 250 vers que Grévin doit à Muret, sur un total de 570 que comprend la pièce de celui-ci. C'est donc, si l'on veut, la moitié de la tragédie latine qui a été transportée dans la tragédie française*, sous forme de traduction ou d'amplification oratoire. Mais si Grévin reste tributaire de son professeur dans cette mesure, il s'est cru en droit de tracer à sa guise le dessein de son drame, introduisant des personnages nouveaux, coupant les actes autrement, changeant le dénouement. Et de cette façon propre de concevoir l'action résulte précisément une différence tout à fait saillante entre les deux ouvrages. La raison de cette différence, M. CoUischonn l'indique avec sagacité : Grévin ne s'est pas contenté de lire Muret, il a lu Plutarque. Et, dans Plutarque, il ne s'est pas contenté de lire la vie de César, dans laquelle seule Muret avait puisé, il a lu les biographies de Brutus et d'Antoine. La première lui a servi pour le récit du messager', la seconde lui a fourni l'idée du discours d'Antoine aux soldats', qui manque vraiment au dénouement de Muret. A cette remarque de M. Collischonn, j'ajoute une observation : c'est que Grévin a fait également son proût de Suétone. Deux passages de sa tragédie sont empruntés au biographe latin. Seul Suétone a mentionné, au nombre des présages qui annoncèrent à César sa fin prochaine,
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