k>itMEu.LK, Cinna, IV
5, CoHNEii.LE, Cinna, U, 1,
Bru tus n'est pas moins éloquent que Cinna. Quand le second crie aux conjurés :
Faites voir après moi si vous vous souvenez Des illustres aïeux de qui vous êtes nés\
je crois entendre un écho de l'apostrophe du premier à la ville de Rome :
Quel souvenir te point? Quel honneur t*esguilIonne Des ayeux'?...
Je me suis étendu sur ces analogies, qui ne viennent sans doute que de l*identité des situations. Mais la simple possibilité de pareils rapprochements me semble souverainement flatteuse pour le poète qui écrivait vers la fin du rogne de Henri II. Laharpe, qui consacre seulement quelques pages hâtives à l'enfance de la tragédie française, ne peut s'empêcher de citer notre auteur avec une estime toute particulière. Il le met au-dessus de Jodelle, en quoi il a bien raison : « Grévin, dit-il, fit jouer au collège de Beauvais une Mort de César, dont la versification est moins mauviiise que celle de Jodelle; il y a môme des morceaux de force : tel est celui-ci, dont il ne faut juger que le fond, sans faire attention au langage... » Laharpe transcrit un passage qui n'est pas celui que nous aurions choisi pour n'en citer qu'un :
Alors qu*on parlera de César et de Rome. . . etc. '
Et il ajoute : « Qu'on mette .ces idées en vers tels qu'on en peut faire aujourd'hui, on verra qu'elles sont grandes et fortes, et du ton de la tragédie... »*
Ce style de Grévin, dont Laharpe fait trop bon marché, il faut