‹ Jacques Grévin, 1538-1570: 1538-1570Chapitre 84 sur 254 · II · texte numérisé non relu

II

Auguste nous révélera qu'il n'a trouvé dans le pouvoir suprême que désenchantement et terreurs :

D'eiïrojfables soucis, d'éternelles alarmes.

Mille ennemis tecrelt, ta mort à loul propoi. Point de plaisir sans trouble et Jamais de repos'...

Plutôt mourir que de vivre dans cette cruelle aniiété. Grévin ;

Ne donneray-je Rn Au vouloir obstiniS de ce peuple mutin?

C'est trop vivre paoureux, c'est par trop vivre en doute. Hais n'est-ce pas assez vescu... etc.'

Corneille :

Rome a pour ma mine une hydre trop fertile.... Heurs enfin, puisqu'il faut ou tout perdre, ou mourir. La vie est peu de cliose, et le peu qui t'en reste Ne vaut pas l'acheter par un prix si funeste '.

Diins Grévin, le maître du monde se qualifie lui-même : « César, imn plus Gésar, mais esclave de crainte* », et dans Corneille, M;iïimc dira à l'empereur : « Esclave des grandeurs où vous êtes iiionté! »* Obsédé de pressentiments funèbres, comme le sera \uguste. César soutient à Ânloine que la douceur fournil le meilleur moyen pour se concilier ce « peuple opiniastre ». \iiguste demandera à Ciuna et à Maxime si le pouvoir d'un seul nu le gouvernement démocratique convient mieux à cette nation l'omaine chez qui « la haine des rois » est restée si vivace. Des deui côtes, opposition du principe d'autorité et du principe lie liberté populaire. Des deux côtés aussi uuc conspiration. Et

t. CoRNKiLLE, Cinna, II, I.

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