Horace, SaL, I
3. I, 157, Y. 18-27. C(^ deux derniers vers sont cités comme exemple par La GuRifB DE Saintb-Palatb, Dictionnaire historique de r ancien langage françois.,,, Niort-Paris, 1875-1882, r aviander. Cf, I, 161, v. 15-17 :
Geste douce liqueur Dont la bouche divine ÂYÎande ton cueur.
de Picardie. Il y resta « enfermé » cinq ans\ soumis ai) dur régime et à Teffrayant labeur que l'on imposait à la jeunesse studieuse de ce temps. Dans un passage de son Elégie sur la misère des hommes^ il a laissé échapper ses impressions sur cette époque de sa vie. La description qu'il trace des misères de la vie scolaire fait songer aux doléances d'Érasme contre le collège de Montaigu, et à celles que Rabelais mettait dans la bouche de Ponocrates. Mais Grévin parle sans indignation et sans rancune ; il décrit sur le ton d'un lieu commun, et comme si c'étaient là des choses toutes naturelles, les tribulations du « pauvre escolier latin' ».
Si tu es au collège, bêlas! combien de fois
Ne manges-tu le lard après les pois :
Combien de fois, hclas ! te mets tu dans la couche Quand plus la faim qpe le sommeil te touche.
Encore s'il advient que tu ayes sommeil,
Combien de fois auras-tu le réveil, Avant qu'un nouveau jour rentre dans sa courtine,
Par Taiguillon d'une espesse vermine?
Quand le froid Aquilon sifle, combien de fois
Sans feu sans leur (?) soufles-tu dans tes dois'?
Du moins, si l'on souffrait un « dur torment », on devenait docte. Grévin a des maîtres comme Muret, qui fut « son précepteur quelque temps es lettres humaines* » ; il a des condisciples dont Tamitié décidera de sa vocation poétique ; un surtout, « qui mérite beaucoup pour la promptitude et la gentillesse de son esprit ** », Etienne Jodelle.
Une après-midi de l'an 1552, le collège de Boncourt était en fêle. On y jouait une tragédie historique, Cléopâtre, et une comédie de mœurs, Eîigène ou la RencontJ^e, précédemment