Il, Discours sur le Tlirtitrc
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représentées à THôtel de Reims devant le roi. Ces œuvres avaient pour auteur Etienne Jodelle, alors âgé de vingt ans. L'auditoire le plus éclairé se pressait à cette solennité, à laquelle Pasquier raconte qu'il assistait avec Turnëbe. On a rapporté cent fois son j)i(loresquc récit. « Toutes les fenestres, dit-il, estoient tapissées d'une infinité de personnages d'honneur, et la cour si pleine d'escoliers que les portes du collège en regorgeoient* ». Les rôles étaient tenus par Jodelle et sesamis. Des auteurs modernes ont prétendu que parmi ceux-ci on aurait vu Jacques Grévin, désigné pour la circonstance sous le nom de Jaquet'. Mais ces auteurs n'indi(|uent pas la source à laquelle ils auraient puisé ce renseignement, et je n'ai pu la découvrir.
Le 5 février 1558, nouvelle solennité, cette fois à l'hôtel de Beauvais. Les Basochiens et les Enfants-sans-souci représentaient devant le roi et toute la couronne comédie intitulée la Trésorière, qui obtint un très grand succès. L'auteur était Jacques Grévin. 11 a pris soin de nous aj)prendre lui-même que le roi Henri 11 lui avait commandé celte pièce « pour servir aux nopces de Madame Claude, duchesse de Lorraine* ». Claude de France, fille de Henri H, épousa Charles H, duc de Lorraine, le 22 janvier 1558. Mais la comédie de Grévin se trouva « pour quelques empeschemens diflerée » jusqu'à cette représentation du collège de BeauviHs, où elle fut « mise en jeu après la satyre qu'on appelle comuuinéement les Veaux ». On donnait ce nom à une espèce de sotlie, grossièie et brève, servant de prologue ou plutôt de parade, tandis que les acteurs s'habillaient ^
Celte même année, les Confrères de la Passion, jaloux, nous