I, 195, V. 5; 212, v. 9. Cf. 204, v
«la Françoise Minerve* ». Prolectrice attitrée des amis de Ronsard, elle a défendu « le Poète » (Grévin ne dit pas quel poète) contre
une langue jazarde Qui d'un parler moqueur le pensoit effrayer';
souvenir évidemment de cette curieuse scène racontée mainte fois' : Marguerite imposant silence, en présence du roi, à Mellin de Saint-Gelais, qui s*amusait à lire, en les travestissant, des vers de Ronsard. Cette princesse, qui n*a pas voulu voir
Des corbeaux enrouez croacer dans son temple',
conlinuera, une fois mariée, sa protection aux « bergers de France* ». On sait comment cet espoir se réalisa en ce qui concerne notre poète.
Le plan de la Pastorale est très simple. Jaquet, rencontrant Collin, apprend de lui le double hymen qui se prépare au village. Joie de Jaquet. Les deux bergers décident de chanter à tour de rôle cet heureux événement en s'accompagna nt de leurs instruments rustiques. Ils s'asseyent sur l'herbe. Collin célèbre les mérites de Margot. Jaquet exalte les grâces d'Ysabeau (on n'a pas parlé de la beauté de Marguerite)*. Tenot survient. 11 fait, lui aussi, l'éloge des deux fiancées, et après un dernier épilhalame de Collin, tous les trois se rendent à la ville pour assister aux fêtes qui vont avoir lieu.
Les paysans de Grévin ont lu Virgile et s'en souviennent. Leur rencontre fait penser à celle de Mœris et de Lycidas. Ils se couchent « sous les saules bi*anchus (siib tegmine fagi) rendants un ombre frais [frigm opacum)^ ». D'autre part, ils abusent de