‹ Jacques Grévin, 1538-1570; étude biographique et littéraireChapitre 117 sur 262 · Cf. I, 208, V · texte numérisé non relu

Cf. I, 208, V

6. I, 202, V. 6. Cf. I, 199, v. 8, « prendront l'ombrage frais ».

la houlette, du pipeau, du « flageol », de tout l'attirail de la bergerie artificielle, avec lequel contraste pittoresquement tel détail des mœurs du temps : les rubans qui attachent les « bourdons » des pasteurs ont servi de « jartières » à leurs maîtresses*. J'ajoute que dans cette bucolique laborieusement banale éclate çà et là une originalité involontaire, par le choix des détails descriptifs, où perce le sentiment de la nature, par une tendance au réalisme qui produit de jolis effets. Jaquet cherche des simples :

Ores il se courboit au travers d'un ruisseau, Embrassant d'un costé le prochain arbrisseau, Pour jusqu'en l'autre bord avecque sa houlette Desraciner une lierbe au fond de l'ondelette'.

Absorbé dans ce travail, il ne remarque pas Collin sur Tautre rive. Celui-ci, pour attirer son attention, jette à ses pieds une motte de terre, et « l'eau du ruisselet » éclabousse son ami'. Enlin, quand arrive Tenot, les deux pâtres sont avertis de son approche en voyant se lever leur chien et en reconnaissant le sien qui bondit devant eux*.

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Uevenons à Jodelle. S'il ne s'agissait que de décider lecjuel des deux poètes l'emporte sur l'autre, la comparaison ne demanderait pas beaucoup de temps. Grévin laisse Jodelle bien loin par la qualité de l'exécution poétique. Mais rappelons-nous à quoi il mettait surtout son orgueil. Il se déclarait fier d'avoir le premier « voyagé en pays inconnu », d'avoir le premier donné à la scène

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