‹ Jacques Grévin, 1538-1570; étude biographique et littéraireChapitre 124 sur 262 · Descript.y v · texte numérisé non relu

Descript.y v

\. Voir Annuaire... du département de VOise- Beauvais, 1858, p. 107.

T). .1. Camiuiy, Description du département de l'Oise. Paris, 1805, t. I, p. 506.

type de ce pays de France « que tant de verdure colore, que tant de moissons enrichissent, et qu'enveloppe un ciel si doux* ». La description de Grévin reste toujours exacte. Ici et là, une plaine fertile et « Cérès undoiante » alternent avec des prés « en mille couleurs », où la fleur des champs forme un brillant tapis. Si Grévin ne se soucie pas de noter, comme LoiseP, le caractère des habitants, il anime le paysage en le peuplant de divinités païennes :

Dedans ces prez, en simples vertugades,

Au doux printemps vous verriez les Dryades^....

et ces verlugades mêmes ne déplaisent pas : elles rappellent les tableaux du temps, qui nous montrent les personnages de l'Écriture ou de l'histoire avec le pourpoint tailladé et la fraise à l'espagnole. C'est d'ailleurs un trait que Grévin, encore dans la période de l'imitation, emprunte à Ronsard* : de si jolies choses peuvent servir deux fois. La région off're aussi d'autres avantages que la fréquentation de ces êtres mythologiques, car

... En julet que la chaleur des cieux A faict jaunir tous ces prez tant heureux, Vient le faucheur qui tout l'herbe moissonne, Puis le bourgeois qui pour l'argent la donne ^.

Des bois touffus et l'épaisse forêt de la Neuville, ou forêt de liez, comme on l'appelle plus communément aujourd'hui, protègent le pays contre l'ardeur du soleil « lors que Phébus s'accompaigne du chien ** », et surtout contre les vents du Nord,

Quant Aquilon, impétueux soufleur, Rase le champ et l'aict noircir sa fleur ■^.

i. Augustin Thierry, Dix ans d'éttules historiques; Histoire de Jacques linnhomme.

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