‹ Jacques Grévin, 1538-1570; étude biographique et littéraireChapitre 125 sur 262 · Ibid.,y · texte numérisé non relu

Ibid.,y

lieux rivières, le Tliérain et la Bresche, traversent la contrée et s'esgayent sur la plaine ». Grévin décrit leurs cours capiicieux. Ailleurs, il conjure les Muses de venir s ébattre sur leurs rives*; plus tard, il leur adressera un sonnet'. Il aime surtout la Hresche,

De saulles vertz ayant fidelle escorte',

qui coule auprès de la maison paternelle et fut témoin de ses |)remières années *. Près de Greil, elle se jette dans l'Oise, qui reçoit ensuite le ïhérain. Ici, Grévin devient idyllique; sa rivière

Faict avec Oize un accord plus qu'heureux, l^our aller veoir Terain son amoureux, Qui dans les prez un peu plus bas l'attent, Pour la baisant rendre son cœur content^.

Cultures généreuses, coteaux ombreux, fraîches vallées, forêts aux dômes opulents, rivières au cours à la fois nonchalant et laborieux, ce ne sont pas encore tous les agréments du Beauvaisis : il en reste un que le « patrial amour » de l'auteur n'a garde d'omettre :

Es bois le cerf, es tailliz le gibier.

Es doulces eaux poisson snr le gravier ^.

Sur ce dernier point, le témoignage des contemporains confirme celui de Grévin. Claude Binet a fait un poème, dédié à Ronsard, sur les truites du Thérain', et Papire Masson écrit

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