Ibid.,y
lieux rivières, le Tliérain et la Bresche, traversent la contrée et s'esgayent sur la plaine ». Grévin décrit leurs cours capiicieux. Ailleurs, il conjure les Muses de venir s ébattre sur leurs rives*; plus tard, il leur adressera un sonnet'. Il aime surtout la Hresche,
De saulles vertz ayant fidelle escorte',
qui coule auprès de la maison paternelle et fut témoin de ses |)remières années *. Près de Greil, elle se jette dans l'Oise, qui reçoit ensuite le ïhérain. Ici, Grévin devient idyllique; sa rivière
Faict avec Oize un accord plus qu'heureux, l^our aller veoir Terain son amoureux, Qui dans les prez un peu plus bas l'attent, Pour la baisant rendre son cœur content^.
Cultures généreuses, coteaux ombreux, fraîches vallées, forêts aux dômes opulents, rivières au cours à la fois nonchalant et laborieux, ce ne sont pas encore tous les agréments du Beauvaisis : il en reste un que le « patrial amour » de l'auteur n'a garde d'omettre :
Es bois le cerf, es tailliz le gibier.
Es doulces eaux poisson snr le gravier ^.
Sur ce dernier point, le témoignage des contemporains confirme celui de Grévin. Claude Binet a fait un poème, dédié à Ronsard, sur les truites du Thérain', et Papire Masson écrit