Bkllay, éd. M.-L., Il
5. Bil)liothèfjue niilioiude, manuscrits, fonds français, n" 22562, p. 231-234.
4. IM IJkm.vy, éd. M.-L., Il, 140, v. 19-21). Cf. : La Paix venue du Ciel... avec le Tombeau de l'empereur Charles V, par Guill. Des Autelz, ijentilhommc Charoloys. Anvers, 15D9. (Le Tombeau se compose de 12 sonnets).
Sliiarl. (.ti r>. iniiit'iil louinità Gréviii roccasion d'un HynDie à Monseigneur le Dmiphin, sur le mariage dmlict Seigneur et de Madame Marie d'Estevarty Uoyne d'Escosse, En lêle de l'opuscule, un certain Gourdrit (?) d'Amiens, Gourdritius Samarobrirwnsis, sur lequel je n'ai pu avoir aucun renseignement, adresse des vers latins à l'auteur. Il le compare à Marot. Pour le coup, l'éloge manque de justesse. Rien de moins marotique que cette pièce où Grévin aborde le genre relevé. Titre et sous-titre donnent déjà tort à Gourdrit. C'est un Hymne, et ce sont des « vers héroïques ». Dans cet « avorton de son commencement * », Grévin emploie pour la première fois l'alexandrin*.
Mettons-nous à la place d'un poète du xvi* siècle qui doit célébrer l'union d'un prince et d'une princesse. Peut-il lui venir une meilleure idée que le souvenir des noces de Pelée et de Thétis? Sur les époux eux-mêmes il dira peu de chose; un fils de France qui n'a pas encore fait parler de lui, une princesse étrangère, Agée de seize ans, matière infertile et petite. A propos de Pelée, il vante surtout son père et ses aïeux, parmi lesquels il comprend même Charles MarteP! Il chante aussi la famille de la princesse écossaise. Il n'insiste pas, comme Catulle, sur la descendance future de Pelée. Bien lui en a pris. Catulle prédisait à coup sûr. Aucun Achille ne devait naître de François II.
Les premiers vers rappellent la fable antique : Nunc gravis arbor erat; hxrebat in arbore Peleus^... On nous montre Pelée « accolant » la déesse,
Comme le lierre au bois, sur un chesne guidé. Embrasse le gros tronc de vieillesse ridé*.
i. Hymne, v. 806.