‹ Jacques Grévin, 1538-1570; étude biographique et littéraireChapitre 133 sur 262 · Hymne, v. iJ · texte numérisé non relu

Hymne, v. iJ

\. Ibid>, V. 533-534; v. 557.

On pense bien qiu* (liwiii se garde (rouLlicr Vt'iius, ijui aura près d'elle Cupidon, lascif « comme un puuUain folet « (dont il décrit les ébats avec une verve naïve), et les trois Grâces. Que Vénus dispense ses faveurs à l'épouse. « Elle est Royne des eaux dont tu as prins naissance* », s'écrie le poète dans un vers dont la pompe fait penser au vers célèbre de Racine : « Souveraine des mers qui vous doivent porter' ». Enfin Mercure fournit l'occasion d'un développement «•éographicjue.

Il s'en faut que cette énumération mytholo«^ique, qui remplit la première partie de l'hymne, semble fastidieuse. D'abord on y rencontre d'intéressantes digressions : des allusions aux événements de la guerre récente', à la protection accordée aux lettres par le roi et par sa sœur, la princesse Marguerite, appelée, bien entendu, Pallas*; à la découverte de rAméiique% à la puissance du souverain d'Abyssinie et à son attachement à la foi chrétienne*. Puis, Grévin nous donne des indications sur ses amitiés et ses préférences littéraires. 11 cite d'abord Ronsard :

L'un dans le Vandomois sanglotant son martyre , Apres avoir premier fredonné sur la lyre Les Odes costoyant la grâce du Thebin "'....

puis Tahureau, Daurat, qu'il appelle, par un jeu de mot facile, ce le Limosin duquel les vers sont d'or », enfin

Jodelle, du Bellay, Baïf, Tagault encor', Le bien dire desquelz si doctement resonne Que leur bruit emplumé tous les autres étonne*.

Barthélémy Tagault, dont le nom survient en si bonne société, n'a

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