‹ Jacques Grévin, 1538-1570; étude biographique et littéraireChapitre 134 sur 262 · Hymne, \. 55-5 i ; v · texte numérisé non relu

Hymne, \. 55-5 i ; v

pas laissé trace bien profonde. Il subsiste de lui un petit poème sur Le Ranissement d'Orythie (Paris, 1558), sorte de dilution en douze cents vers d'un épisode du YP livre des Métamorphoses d'Ovide. Il compta parmi les amis de la Pléiade. Ronsard le nomme, et avec éloge*.

Mais ce qui rend attachante la lecture de l'Hymne, c'est l'agrément poétique des images, des comparaisons, des tournures, en un mot les qualités d'un style très estimable pour le temps. Voici la sollicitude de la perdrix pour ses petits, marquée en traits légers que La Fontaine n'eût point trouvés naïfs :

Ainsi que la perdrix alors qu'ayant trouvé Pasture pour donner à ceux qu'elle a couvé, Les bûchant tous epars au travers d'une avoine, Au premier son de bec les amasse sans peine'....

Voici de l'harmonie imitative. On verra les géants

ecachez comme ecorce Soubz le trancbant d'un bois, lequel fondant de liault, Levé par le moulin qui lui baille le sault, N'arreste gaire à rompre et rédiger en pouldre L'abit d'un gros noyer que Ion lui baille à mouldrc^.

L'ordre de l'univers inspire cette comparaison dont le mouvement mérite l'attention : la période, suspendue au vers antépénultième par une césure au dixième pied, offre l'exemple d'une construction familière à la poésie de nos jours :

Comme on voit l'ouvrier à sa soye attentif, Pour estre en la tordant de la rompre craintif, Prendre une roue au poing de trois cens la plus grande, Qu'il tourne à son loisir comme l'œuvre demande,

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