‹ Jacques Grévin, 1538-1570; étude biographique et littéraireChapitre 136 sur 262 · Hymne, v · texte numérisé non relu

Hymne, v

séduire, tel l'oiseleur tendant ses engins près d'une haie, « et tapi comme un chien sur le hord d'un terrier* ».

Dans la deuxième partie de l'Hymne, la mythologie règne sans partage. Avec Yulcain arrivent « Stérope et Piragmon et Bronte »; avec Saturne « Inon et Mélisert ». Et ainsi du reste. Ce n'est plus un chant nuptial, c'est une théogonie. Malgré cette inégalité, des hizarreries et des incorrections*, cet essai de Grévin donnait déjà plus que des promesses. Pour s'en convaincre, il suffit de lire les vers que le même événement a suggérés à un membre de la Pléiade. Baïf a chanté Le mariage de François Roydauphin et de Marie Roine d'Ecosse^, Les deux pièces ne se ressemblent ni comme conduite ni comme style. Baïf montre plus d'adresse; son œuvre vaut mieux en tant qu'épithalame. Au lieu d'un cours de mythologie, nous avons une description du cortège royal et une énumération des personnages qui le composent. De là une place toute naturelle pour la flatterie, dont bonne part revient aux Guise, qui triomphaient en ce jour et dotaient les Valois d'un trône. Baïf n'oublie pas de parler de la beauté de l'épouse, beauté célèbre, que Grévin a tort de passer sous silence. Mais si l'on fait abstraction des circonstances, tout le mérite poétique se rencontre chez celui des deux poètes qu'on ne cite jamais. Les vers de Baïf ne contiennent qu'une froide invitation à l'allégresse générale, un banal nunc puhanda icllm, d'où la richesse de langage, la fougue et l'abondance imagée de Grévin sont absentes.

Les événements de 1559 inspirèrent à notre auteur Un Chant de joie de la Paix faicte entre le roi de France Henri II et PhilipjK' roi d'Espagne, Bonsurd. In în^nic ;umée, dédia nu roi son

i. Hymne, v. 50U.

2. Mauvaises rimes : v. 25-'24; v. 505-306; licences : v. 082; v. 712; vers faui . 18>i; V. 255; v. 637; v. 722.

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