Renouard, Annales de l'Imprimerie des Estienne, p
fortunes diverses; les deux François, dont le dernier mourut « encor' tout enfant »; les deux Henri, « dont l'un fut victorieux vX sage »; les Charles, dont le nom rappelle l'invasion an«ilaise. Il y a bien quelque naïveté dans cette fiction. Que devient donc après leur mort l'ame des rois de France? Henri II, par exemple,
lut [xmr SCS bravos faicts Emporté dans le Ciel par la main de la Paix'.
Alors, on n'a pas besoin du Destin. Lorsque Voltaire, dans la fletniadej transporte Henri IV au palais des Destins, et (jue saint Louis lui montre la suite de ses successeurs, l'intérêt de cette révélation vient de ce qu'elle est faite au roi de son vivant, et non, comme à Clovis, plusieurs siècles après sa mort. C'est une prophétie, non un cours d'histoire. A défaut d'une ressource de ce genre, Grévin, laissant le passé, insiste avec plus de bonheur sur le présent. Le miroir s*obscurcit; « sous un voile il monstra les troubles de la France ». Clovis ne perçoit plus que la vision d'un navire
Qu'une saincte Déesse entreprend de conduire*.
Majestueuse sous ses voiles noirs, « haulte et droicte », ses enfants assis à ses pieds, Catherine dirige la nef mieux que ne ferait un pilote. Hélas! un présage funeste apparaît dans le ciel :
Un vautour lentement dedans l'air balançoit Son grand corps emplumé^...
La foudre atteint tout à coup ce « sépulchre volant », et aussitôt l'orage éclate. Par malheur, la discorde se déclare parmi l'équipage, dont partie veut aborder, et partie regagner le large. Vainement « la Déesse » tente de ramener l'ordre par ses