‹ Jacques Grévin, 1538-1570; étude biographique et littéraireChapitre 14 sur 262 · Haïf, éd. M.-L., I, i;,v · texte numérisé non relu

Haïf, éd. M.-L., I, i;,v

"2. A. -A. Renouaud, Annales de riniprinicrir drs Eshcnnc... l'ans, I8i5, p. ôôS.

poètes de ce temps, renouvelée de Pétrarque (et de Dante, dans la Vita miova), il nous informe avec exactitude du jour où naquit en lui un amour irrésistible : ce fut le 10 mars 1558, ancien style, c'est-à-dire 1559 :

Kn l'an vingt et unième après (jue je fu né Je senty de l'Amour la première secousse.... Le dixième de Mars me sentant estonné... J'apperceu que deslors j\'sfois empoisonné'.

Et ailleu

rs :

Hastil' et affamé le dixième de Mars, Je dévora y l'amour-....

Ailleurs enfin, et avec plus de précision encore :

Cinq cens cinquante et liuict, après milles années, Le dixième de Mars, sur la moitié du jour, J'eiitray ou mes amours furent emprisonnées^.

Du ivslt', il ne tiit pas : Ut vi(li\ ut periil ''. Si ce joiir-là il connut l'ébranlement profond de la passion, il y avait six mois (|ue l'amour « séjournoit dans son cçeur »". De ce moment, (irévin n'aura plus rien à envier aux poètes de son temps. 11 a rencontré, lui aussi, son idole poétique, l'inspiratrice de ses veis désolés, la beauté cruelle dont il célébrera les perfections et déplorera la froideur. 11 fallut d'abord lui trouver un nom : ainsi le voulait l'usage. Colletel, dans sa vie de Ronsard, raconte (jue ce dernier, passant par Blois, « y devint espris d'une belle (ille aj)j)elée Carssandre, dont le nom aussi bien (|U(i la beauté luy

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