Il, 2r»G, V. i
:». H, 238. V. 12-14. (.1. iiuN^Mu.. r,l I'. l;l.. I. m. s . 1 --J ; 71 , n . i:. ; 1)l Wua.w, .'•(I. M.-L., 1, 8"), V. 15.
\. Ou s'il le (lil une fuis, c'est pour les besoins de rimilaliun seulumenl : I, 2.^> V. I.
■». I, 3.'. V. 18. Cf. I, 2.i. V. II ; 52, v. 5; */., v J.
— oU — pleureiil de telle sorte qu'il se résolut de la chanter dans ses vers*... ». Tous les poètes n'avaient pas cette chance, el le prénom de Nicole était décidément un peu bourgeois. Grévin « la loua, dit Colletet, sous le beau nom d'OIimpe ». Beau nom, en effet, pour la maîtresse d'un poète, et qui fournissait, qui formait à lui seul une poétique é([uivoque :
D'OIimpe vient ma Muse, Olimpc est le seul mont Ou j'appris à toucher les cordes de la lyre, Et ou j'ay commencé d'essayer a bien dire : C'est mon seul Helicon, Parnasse à double front*....
11 fallait aussi une devise; c'était encore une mode du temps. Ronsard avait pris la sienne de Théocritc : 'O; l'Sov, w; éw-dcvr/v. Dès 1559, Grévin, à la fin de son Chant de joie de la Paix..., inscrivait ces mots : AiU nihil aut Olympus. Ensuite, il préféra la forme grecque; le volume de VOlimpe se termine par cette devise : "hS' où^év v^^' "oXuja7uo;% Olympe ou rien, jeu de mots qui se comprend de reste. Pendant neuf mois, nous dit Grévin, il composa ses sonnets en l'honneur d'Olympe* (en effet, le permis d'imprimer de VOlimpe est du 25 novembre 1559).
Au point de vue des garanties morales, le poète offrait des gages tout particuliers vis-à-vis d'une famille savante et dans un temps où il n'y avait pas de vertu qu'on n'attribuât à l'érudition. Rare recommandation : en 1558 (sans doute dans la période des six mois d'amour préparatoire et pour faire sa cour), il avait publié une traduction d'un des traités moraux de Plutarque : De la manière de se conduire en mariage (le titre grec est rajAiîtoc TzoLoxyyély.oLTOL). Par ce traité, Plutarque, en exhortant les époux à se donner mutuellement l'exemple des vertus, présente dans l'étude des belles-lettres un des moyens les plus efficaces de con-
1. P. Blanciiemain, Œuvres inédites de P. de Ronsard.... Paris, 1855, p. 28.