Arioste, Roland furieux, ch. XIX. st
d'écrire l'histoire de France; je ne sçay s'il s'est acquitté de sa promesse, du moins sçay-je bien qu*elle n'a point esté publiée, et, s'il en faut croire un autheur de son temps, il la donna pour l'imprimer à Robert Estienne. » L'auteur du temps, c'est Du Verdier, qui s'exprime ainsi : « Il semble, par cette œuvre, qu'il promet d'écrire l'histoire de France, mais elle n'a point encore été mise en lumière. Je ne sais si elle est encore par devers ledit Estienne, auquel il la bailla pour imprimer ». Je suis convaincu que Du Yerdier fait erreur. Il a cru Grévin sur parole. Le poète feint d'avoir chanté la famille de Catherine :
Madame, s'il vous plaist vous lirez en mes vers Maints guerriers couronnez de lauriers tousjours verts, Qui suyvent les sentiers de vos ayeux antiques*....
et il prétend que Cosmede Médicis lui fait un reproche des retards apportés à la publication de cet ouvrage. « Ce Roy, qui fut jadis pasteur victorieux » (Cosme le Grand venait de descendre du pouvoir en 1564), voudrait lire son panégyrique. Rien plus, Grévin s'entend quereller par l'onjbre elle-même de Cosme l'Ancien :
Que sert, dit-il, d'avoir assez bien commencé Un œuvre par lequel tu dois estre advancé, Si tu le tiens caché*?...
Mais Grévin s'excuse sur son découragement. Un faux espoir Ta si souvent trompé! Pourtant, dit-il à Catherine, mon silence cessiTa
si avez Volonté d'achever cela que vom pouvez''.
Sollicitation assez claire : il n'eut point déplu au poète de se voir invostii* de quelque mission d'hislcuiographe. Aussi va-t-il