IV. — Poésie satirique
La Gélodacrye cause une déception. Sous ce litre très original (y£>.co;, Saxpu, mélange de ris et de larmes, — souvenir peut-être de l'expression d'Homère, parlant d'Andromaque : W.puosv y^^^c- GîCGoc'), on s'attendrait à trouver une ample satire des ridicules et des travers de l'humanité, satire à la fois enjouée et mélancolique, tantôt fustigeant le vice avec une haine attristée, tantôt le poursuivant d'une ironie mêlée de pitié moqueuse, une satire enfin, comme dit Grévin lui-même,
... Riant et plourant l'envie et la misère Dont les hommes sont pleins^.
Ce litre promettait. On aime à imaginer le moraliste se demandant s'il doit rire ou pleurer du spectacle du monde. Malheureusement, les sonnets réunis sous le nom de Gélodacrye (55 sonnets dans la première partie, 54 dans la seconde) ne forment guère qu'une sorte de pamphlet religieux, où la « rancueur* » calviniste s'exhale trop souvent en sous-entendus, en traits exprimés à mots couverts, en allusions enveloppées d'une