II, 172, V. 6. Voir plus loin les V;irianles d'Anvers
vcrons finalement à cette conclusion : Grévin alterne les rimes totUes les fois qxCil emploie V alexandrin-, avec un autre mètre, il ne se soumet pas à ralternance, ou il prend avec elle des libertés plus ou moins grandes.
11. Métrique. — Rien à dire ni de l'alexandrin à rimes plates, adopté par Grévin pour divers poèmes et pour sa, tragédie, ni du vers de huit syllabes, agile et souple, varié de plus par la facilité des enjambements, de la Trhorière et des Esbahis. La prosodie des Sonnets et des Odes doit nous arrêter quelques instants.
A. Sonnets. — Contrairement aux* sonnets de ces Amours de Cassandre, dont nous avons vu que VOlimpe se rapproche pai- un certain fonds commun d'idées et de sentiments, contrairement, dis-je, à ces premiers sonnets de Ronsard, tous décasyllabes (sauf un), les sonnets de Grévin sont tous écrits en alexandrins, à l'exception de huit sonnets décasyllabes, savoir : i** trois dans VOlimpe^ ; "2" un dans la Gélodacrye^ ; TiMes trois sonnets À Monsieur Philippes d^Warty, insérés dans le petit recueil : Les Begretz de Charles d'Austriche',... 4" un sonnet composé par Grévin en l'honneur de Charles d'Espinay, morceau (ju'on ne trouve qu'en léte des Sonnets amoureux de celui-ci.
On sait quelle est la forme du sonnet dans Ronsard. Les deux quatrains présentent la même disposition de rimes que dans Pétrarque, le premier vers rimant avec le quatrième, les deux vers intermédiaires rimant entre eux, et le second quatrain reproduisant constamment les mêmes rimes. Mais, chose curieuse, Ronsard a adopté et fait piévaloir j)our les tercets une combinaison qui diffère de celle (|ui a eu presque toujours les préférences de Pétrarque. Chez le poêle italien, le premier vers rime
i. Il, 224 : Vion, Jour heureux, fen de l'une et l'autre aelle...; II, 259 : L'esprit divin, dont rimmorlelle essence...; U, 240 : S;i lliinie est morte, et la mienne a pris vie.... (Ces deux sonnets se font suite.)