Baii.lkt, op. cit., t. VI, p
iiitjsiin' |..,,-;, ,|uc loul (k'j»uis ce temps ne ee.ssa de luy ^aider une (lent de lect, ainsi qu'il a souvent monstre, tant par parolles que par eflects. Or il est advenu que ledit Charpentier, ayant réveillé la vieille querelle de Ramus, a este servi de mels (pril méritoit, ce que soubçonnant avoir esté fait par J. G. (car aussi sçavoit-il bien l'avoir olTencé), et estant mal informé par les rapports de quelques hommes trenchanls des deux coslez, il a ces jours derniers vomy sa cholère venimeuse.... » La poésie de Grévin dépasse en violence les périodes cicéroniennes de Técrit précédent. Après s'être excusé auprès des Muses de les avoir délaissées pour Apollon, c'est-à-dire d'avoir quitté la poésie pour la médecine, l'auteur faltcomplaisamment la description d'un chien cnraf^é, bète redoutable qui « se jette à travers champs d'un pas abandonné » :
Elle a l'œil de travers et la guelle escumanle ; Ses naseaux sont remplis d'une escume sanglante ; Le boire et le manger luy sont à contre-cœur ; Son œil est esclairant, plain de haine et rancœur ; Elle mord un chacun, sans faire différence Des incogneus à ceux dont elle a cognoissance ; Elle est meigre de corps, et sans cesse luy pend Du gosier deseiché la langue d'un serpent; Elle baisse la queue, et de ses grans' aureilles Elle bat son museau plein de grosses abeilles ^...
Tout à coup, ô prodige ! ce monstre revêt une forme humaine : c'est Charpentier, c'est ce Prêtée (nom que Grévin affectionne, et que nous lui avons vu donner, avec un sens collectif, à ses ennemis) :
C'est donc toy, o Prothé, qui jadis pris naissance Au lieu ou mes ayeulx eurent leur demourance'. ..
i. Response aux calomnies, p. 5-G.