II
10. Celle Ira ludion se troiivo,s:ins iridicHlion do son origine, dans un recueil manuscrit du ivi' sièclo qui conlii ni hoauooiij» de vers do l);nii;il : Itildiothèque nalionale, mnnus'r'it», fonds lalin, n" 8138, fol. 7<»; n" 8139, loi. 121.
— ,>58 - (j'ilitil, ail \>i >ii'(.lt*, la consécration délimlivf du succès (juc des traductions de cette nature, de même que les éloges en latin ou en grec dispensés par les humanistes de Tépoque, amis de la Pléiade, chantres en langue ancienne des mérites de ses poètes. (iCtle consécration n'a pas manqué à Grévin. Dans les liminaires de YOlimpe, voici un distique grec d'Utenhove, signé de son nom curieusement grécisé : KàpoAo; oùSèv-ô-gi':);, et adressé à Grévin de Claros, jeu de mots antique sur le nom de Clermont. En lét-e de César, voici une pièce de vers latins de Buchanan, qui exprime une admiration classique :
Greviniis statuit Phœbo Musisqtie trophreiwi Quod nulla eversum posleritate ruatK...
Jacques Pons, le poète lyonnais, ne montre pas moins d'enthousiasme dans son ode latine : In luclos oiimpicos^. Mais la place d'honneur, dans cette littérature laudative, revient à l'ami préféré, à Florent Chrestien ; vers grecs sur le portrait de Grévin :
Nal <jè xaXo); Pwvffapooç êeiTCSv èoixôzcc <î>oi6ti)5...,
vers grecs sur la Gelodacrye^ ; traduction en vers grecs ou latins de trois sonnets ou pièces de Grévin''; enfin, ode latine à Grévin ^ Sorte de Mentor poétique, Chrestien, dans un style rcmarquahle d'ailleurs par sa ferme élégance, adjure Grévin de quitter ses amours pour chanter de plus graves sujets, et pour ahorder le théâtre, où il pourra faire entendre enfin autre chose que les farces de carrefour qu'on y débite, et le langage barbare, stribiliginem duram, qu'il lui appartient de détrôner.