‹ Jacques Grévin, 1538-1570; étude biographique et littéraireChapitre 219 sur 262 · I, 189, V. lG · texte numérisé non relu

I, 189, V. lG

cygne, trouva moyen de jouir, désigne en même tems cette Demoiselle Viole, dont étoit amoureux un autre cygne, savoir Joachim Du Bellay, cygne du Parnasse*. »

Dans le volume du Théâtrey nous trouvons encore deux pièces consacrées à Du Bellay : deux Epitaphes^y dont la seconde est la traduction d'une poésie latine d'un certain Robert de La Haye, conseiller du Roi. On peut lire cette poésie latine, comme d'ailleurs les trois poésies de Grévin, à la fin de l'édition des œuvres de J. Du Bellay publiée par Guillaume Aubert en 1575.

Après Ronsard, après Du Bellay, il suffit de nommer les autres poètes de la Pléiade, qui tous, à l'exception de Pontus deThyard, ont cnlrctenu des l'elations d'amitié avec notre auteur. Dans un sonnet reproduit en tête de VOlimpey Remy Belleau répond aux sonnets par lesquels Grévin le mettait au courant de ses travaux et de ses peines', et l'encourage à chanter ses amours*. D'autres sonnets de VOlimpe ou de la Gélodacrye portent les noms de BaïP, de Jodelle*, de Daurat'. Celui-ci avait traduit en vers latins un des sonnets que Grévin lui avait consacrés, et cette traduction figurait à la fin du volume du Théâtre\ Plus tard, il mit encore en vers latins un autre sonnet de VOlimpe : « Cruelle, qu'as tu faict? qu'as tu faict, ennemie?...® » Grévin songeait à publier cette pièce latine de Daurat dans la nouvelle édition de son Théâtre : il l'avait recopiée de sa main sur l'exemplaire corrigé que possède le Musée Plantin à Anvers*".

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