Cf. Du Bellay, ni. Ml... II. 'J»i:,. v
Mais en fin je connus que c'estoit grand' folie : Car IU)nu«e est de long temps en Honniie ensevelie, Va lloninie n'est sinon un sépulcre apparent.
(Jui va donc dedans Homme et clierehe en cesle sorte, Hessemble au chevaucheur, qui tousjours va courant, Et cherche en tous endroits le cheval qui le porte.
Le ciel juste et puissant, le l'eu qui tout consomme. L'air qui entre par tout, l'eau qui court de roideur, La terre qui met tout dedans sa profondeur. Sépulcre de cela qui procède de l'homme :
Ces cinq pleins de desdaing s'esmerveillerent comme Une ville eslevée en sublime grandeur Faisoit craindre à chacun son sceptre commandeur. Et jurèrent en fin la ruine de Homme.
Le ciel la foudroia, le feu la consomma, L'air pestilentieus souvent l'envenima, Le Tibre desbordé la noia de son onde.
La terre peu à peu s'esleva tellement, Que pour mieux achever la vengence du monde Elle a mis toute Romme où fut son fondement.
0 palais enterrez dessous vos profondeurs*, Tombeaus ensevelis en vostre propre cendre, Colomnes que le temps en poudre fait espandre. Théâtres affaissez sous vos propres hauteurs ;
Arcs vaincus et rompus, et vous temples menteurs. Colosses em])oudrez comme pierre plus tendre, Thermes que peu à peu la vieillesse dcnicmhn', Portiques ruinez avecquesvos auteurs,