Response aux calomnies, p. 11, v
de M, Pierre de Prong, son oncle, il cherche à acquitter dans la mesure du possible la dette de sa reconnaissance :
Car de tout ce que je puis Et qu'oravant pourray dire, Son redevable j'en suis, ^on redevable est ma lyre^
C'est que l'oncle de Prong avait pris soin de l'instruction de Grévin, et, comme Horace remerciant son père d'une sollicitude analogue', Grévin n'était pas homme à payer d'ingratitude ou d'oubli un service de cette nature. Pierre de Prong donna à son neveu les premières leçons. Grévin, dans le discours qu'il lui prèle, le fait parler en ces termes :
Toy que j'ay premièrement
Apres la mort de ton Père
Eslevé'soigneusement
Ainsi qu'une douce mère,
Abbreuvant tes jeunes ans
De la foy des anciens :
Et des ta première enfance
Au giron de la science
T'aviandant aux secrets
Des autbeurs Latins et Grecs ^....
Tout jeune (vers 1550 ou 1551), Grévin fut envoyé à Paris, au collège de Boncourt ou à celui de Beauvais, je ne sais, plus probablement au dernier, qui recevait la jeunesse de la nation