‹ Jacques Grévin, 1538-1570; étude biographique et littéraireChapitre 81 sur 262 · Il, 19, V · texte numérisé non relu

Il, 19, V

César. Les « gensdarmos » s'entretiennent de la puissance de César et de ses hauts laits, d'ailleui's en des termes qui rappellent plus la manière de Ronsard que la concision de Muret :

... Geste part ou le Soleil Retire son beau teinct vermeil Et l'or de sa perruque blonde, Hors les bras de la prochaine onde.

Qui, sf ridant en mille plis, Ore en œillets et ore en lis, Et ore en roses vermeillettes Et mille petites fleurettes, Semble qu'elle face l'amour A Phcbus le dieu porte-jour*.

Mais la fortune est inconstante, et après avoir cité à ce sujet des exemples historiques, les soldats expriment des craintes sur le sort de leur glorieux chef.

Acte IIÏ. — Les pressentiments de Calpurnie, comme dans l'ouvrage de Muret. L'épouse de César confie à la nourrice les terreurs dont elle est agitée :

Nourrice, je ne scay cpicl destin me menace : iMais une peur tremblante en ma poitrine elface Tous les plaisirs passez*.

Hécit du songe. Consolation et avis de la nourrice : le plus sûr est de se concilier les dieux par un acte religieux :

11 vauKlroit beaucoup mieux par imo obéissance Appaiser leur courroux, que plorer plus long temps . Se présenter à eux, et avecque l'encens Parfiinnîr les autels des temples honorables : (liir. Madame, les dieux ne sont incxctrables''.

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