Il, 26. V
.'. II. 27. V. 2(3 sqq.
Dans Muret, Tactc se lorminc là. Mais Grévin a rriini on un seul acte ce qui forme chez Muiet les acles 111 et IV. A cet (îfTet, il fait venir César sur la scène. Les larmes de Calpurnie n'ont |)u ohlenir jus(ju*à présenlqu'il veille à sa propre sûreté. Elle lenouvelle ses supplications el adjure César de ne pas aller au Sénat. Nous voici cette fois en plein intérêt dramati(|ue. I/inlérét diamatique peut résider dans la (juestion de savoir si un personnage se résoudra ou non à en tuer un autre. Par exemple, Hamlet se décidera-t-il à frapper Claudius? Quand un personnage a formé le dessein de commettre un meurtre, rinlérèt pourra naître de la question de savoir s'il trouvera l'occasion propice pour accomplir son forfait. Nous savons par l'exposition que Brutus et ses amis n'hésiteraient pas a poignarder César. Mais le pourront-ils faire? Oui, si César va au Sénat. Ira-t-il au Sénat? Voilà l'incertitude, et partant de quoi captiver le spectateur.
César commence par rester sourd aux prières de sa femme. Un songe! Se doit-on inquiéter d'un songe? Puis, l'insistance de Calpurnie le fléchit :
Laissons pour ce jourdliuy nos desseins à parfaire*.
Mais aussitôt, nouvelle péripétie : Decimus Brutus est là, quj fait honte à ('ésar de sa condescendance aux alarmes d'une femme :
(Jiose cstrange! de voir César qui a domlc
Les plus braves du monde, estre serf d'une femme-.
César reste hésitant :
Je me sens agité, ainsi qu'on voit au vent Un navire^....
Enlln l'ascendant de D. Brutus l'emporte, et le dictateur s'éloigne 1. IL '■2\), V. 12.
'i. Ihid., V. lU-t>0.