PiLTARQUE, Antoine, XVI. Cf. Drulus, XXIII
la découverte des restes de Ca|)ys et le j)rodige des larmes versées par les chevaux du Rubicon :
La lestft de Capys, et les chevaux siiii> luidts Plongez incessamment en leurs plaiiicles humides'.
De Suétone aussi ce détail sur la mort du dictateur : « Utque aniniadverlit undhiue se strictis pugionibm peti, toga cajml obvolvit; simul sinistra manu sinum ad ima crura deduxilj quo lionestins caderety etiam inferiore corporia parte velata^. » Écoulons, dans Grévin, le messager :
Mais le pauvre César voyant la résistance Ne luy pouvoir servir contre telle puissance, S'est caché dans sa robhe, et en ce grief torment A prins garde sur tout de choir honnestement^.
Ainsi, voilà une différence entre les deux essais des poètes contemporains : la conduite libre et originale du sujet chez celui qui est venu le second. En voici une autre. La tragédie latine est une pièce républicaine. Elle respire l'amour de la liberté populaire, elle exalte les Harmodius et les Aristogilon :
Odit lyrannos Jupiter ^ et favet,
Cum quisquam in illos consilium parât...
A une époque comme le xvf siècle, où nul ne songeait à mettre en discussion le principe monarchique, on ne voyait dans ces sentiments que des lieux communs d'école et le prétexte à de beaux développements, écrits « par manière d'exercitation seulement », comme disaitMontaigne en parlant de la Servitude volontaire de La Boétie*. Quant à Grévin, s'il confie à certains de ses