II. I, V. L
Au<4iislo nous n\(lria«jii'il n'a trouM' dans le pouvoir supivmo que désniclianlt'iiHMil cl h-nciirs :
I) illroyal)lcs suui is, (rc-lcriiellfs alarmes. Mille ennemis sccreiSy la mort à loul propos. Point (le plaisir sans trouble et jamais de repos*...
I*lul(>l niuurir (jiic tic vivre dans celte cruelle anxiété. Grévin :
Ne donncray-je fin Au vouloir obstiné de ce peuple nmtin?
C'est trop vivre paoureux, c'est par trop vivre en doute. Mais n'est-ce pas assez vescu... etc.'
Corneille :
Rome a pour ma ruine une hydre trop fertile.... Meurs enfin, puis({u'il faut ou tout j)ert]re,ou mourir. La vie est peu de chose, et le peu qui t'en reste Ne vaut pas l'acheter par un prix si funeste^.
Dans Grévin, le maître du monde se qualifie lui-môme : « César, non plus César, mais esclave de crainte* », et dans Corneille, Maxime dira à l'empereur : « Esclave des <»randeurs où vous clés monté! »^ Obsédé de pressentiments funèbres, comme le sera Auguste, César soutient à Antoine que la douceur fournit le meilleur moyen pour se concilier ce « peuple opiniastre ». Auguste demandera à Cinna et à Maxime si le pouvoir d'un seul ou le gouvernement démocratique convient mieux à cette nation romaine cbez qui c< la haine des rois » est restée si vivace. Des deux côtés, opposition du principe d'autorité el du principe de liberté populaire. Des deux côtés aussi une conspiration. Et
\. Corneille, Cinna, II, 1.