‹ JadisChapitre 57 sur 64 · A SAINTE-BEUVE · texte numérisé non relu

A SAINTE-BEUVE

Ji TROITE et solitaire, elle plaît au rêveur; Même par un ciel sombre, on s'y baigne sans crainte; Les algues, le varech, tapissent son enceinte, Où l'embrun pénétrant est rempli de saveur.

Sur cette côte agreste, — aux beaux jours de ferveur, — Ignorant des soucis la fatigante étreinte. J'ai cru trouver jadis, loin de toute contrainte, L'abri qui donne à l'âme un vrai calme sauveur.

Parfois, à l'horizon, blanchissait une voile; Le phare, dans la nuit, semblait être l'étoile Qui, brillante, annonçait un avenir béni.

Déceptions et deuils ont chassé mes chimères ; Moins que la vie, hélas ! les vagues sont améres : Elles bercent souvent et parlent d'infini !

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