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LE CIMETIÈRE

Tubam expectant.

i A R T o u T, une herbe haute et drue, — éblouissante, Car le soleil de Juin la dore en ce moment; La brise, par instants, l'incline, caressante. Et les papillons blancs s'y posent doucement.

Point de marbre orgueilleux, d'épitaphe savante; Les croix sont en sapin, noirci tout simplement. La maîtresse sommeille auprès de sa servante, L'enfant prés de l'aïeul, — jusqu'au grand Jugement.

Ah ! combien ont souffert de l'humaine injustice. Parmi ces humbles morts ! et la vertu factice A, souvent, pris le pas sur l'héroïsme obscur.

Vaincus, reposez-vous, à l'abri de la fange; Dormez, en attendant la trompette de l'Ange Qui vous emportera, triomphants, dans Tazur.

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